«On ne les contraindra pas, mais on va leur expliquer que, pour que leur projet soit accepté au comité d'urbanisme, ça aiderait, un mobilier urbain et une meilleure architecture», a-t-il expliqué en entrevue éditoriale au Soleil jeudi.
Question d'améliorer la qualité des projets voyant le jour dans la capitale, le maire dit vouloir rencontrer les promoteurs «en amont» et les convaincre de bâtir de façon avant-gardiste. Et pour y arriver, celui-ci se dit prêt à leur permettre de construire «de deux à trois étages» de plus.
«Il faut faire un deal avec les développeurs. On leur dit : ?Tu nous feras plus d'affaires laides - désolé de le résumer comme ça. Tu vas avoir une architecture distinctive, tu vas créer du mobilier urbain à la base et tu vas être LEED.'' Je suis à veille de dire à tout le monde : ?Bon, moi aussi, je sais compter.'' Je vais m'asseoir avec les développeurs immobiliers - on va faire ce genre de deal dorénavant : ?Ça vous prend trois étages de plus?'' Est-ce que deux à trois étages va faire en sorte que notre qualité de vie va s'écrouler à Québec? Non, je pense que pour une belle architecture, des bâtiments LEED et du mobilier urbain, on a un bon deal.»
Il s'engage également à réduire les délais d'obtention des permis. S'il maintient les consultations publiques sur ces projets, il répète qu'il compte retirer la possibilité de faire des référendums pour l'obtention d'un changement de zonage.
«On s'oppose au droit au référendum parce qu'on considère qu'en démocratie, les élus sont imputables. S'ils ne sont pas capables de statuer sur un changement de zonage... C'est ridicule de donner un droit de regard à quatre ou cinq voisins sur un édifice alors que nous, on doit penser la ville au total.»


























