«Si on n'obtient pas une majorité solide, c'est que les gens ne veulent pas d'amphithéâtre. Je ne veux pas faire de menaces, mais si c'est ce qui se produit, le message sera clair et on va laisser tomber», a déclaré le maire dimanche, en marge de l'inauguration de l'aréna Gaétan-Duchesne dans Les Saules.
Régis Labeaume refuse cependant de chiffrer en termes de sièges au conseil ce qu'il considérerait comme une majorité solide. «Je vous laisse analyser ça!» a-t-il lancé aux journalistes.
Le chef d'Équipe Labeaume a même ajouté qu'il abandonnerait le projet si la population ne se rendait pas massivement aux urnes lors du prochain scrutin.
Taux de participation
«S'il n'y a que 30 % de la population qui va voter, on va laisser tomber le projet aussi, car ça va vouloir dire que l'intérêt n'est pas là, que ce n'est pas important pour la population. Aux électeurs de nous donner les signaux!» a-t-il poursuivi.
Comme pour son concept de «majorité solide», le maire a encore une fois refusé de quantifier le taux de participation souhaitable pour qu'il continue ses démarches afin de doter Québec d'un nouvel amphithéâtre.
«Je ne sais pas, on verra», a-t-il simplement répliqué lorsque l'auteur de ces lignes lui a demandé si le taux de participation de 46 % enregistré lors de son élection en 2007 serait suffisant pour qu'il continue de solliciter les gouvernements fédéral et provincial.
«On a fait ce qu'on avait à faire. Je me suis étiré le cou, là il faut défier le monde. Les gens me parlent beaucoup de ce projet, particulièrement les jeunes. Alors les jeunes sont aussi bien d'aller voter, sans ça, ils ne l'auront pas!» poursuit-il.
«En démocratie, il faut mettre de gros projets sur la table. Les élections, c'est pour ça! Les gens se plaignent que les politiciens se font élire et arrivent ensuite avec des surprises. Nous, on ne peut pas être plus transparents que ça», a-t-il ajouté.
Pas inquiet
D'autre part, Régis Labeaume a dit qu'il ne s'inquiétait pas du fait que le premier ministre canadien Stephen Harper n'ait pas voulu se prononcer quant à une éventuelle aide fédérale au projet.
«Non, je ne suis pas découragé. C'est normal à cette étape-ci. Il ne peut pas dire oui deux jours après la conférence de presse. S'il le faisait, je l'adorerais, mais ce n'est pas grave!»
Le maire souhaite tout de même une réponse rapide des deux paliers de gouvernement afin de pouvoir démarrer le projet rapidement et le concrétiser d'ici cinq ou six ans.
«Il y a présentement une fenêtre d'opportunité, non seulement pour un éventuel retour de la LNH à Québec, mais en raison des milliards disponibles pour les travaux d'infrastructures. Ces milliards ne seront plus là dans deux ou trois ans!» conclut-il.















