«C'est intéressant et je dirais que c'est la principale surprise du sondage, car même s'ils sont prêts à lui donner un mandat fort, les citoyens ont quand même certaines divergences d'opinion avec leur maire», explique Raynald Harvey, président de Segma Recherche.
«Ce n'est pas assez pour qu'ils retirent leur appui au maire, mais dans certains districts, ça risque d'empêcher le candidat d'Équipe Labeaume d'être élu», poursuit-il.
La population désapprouve la méthode Labeaume en ce qui concerne les relations avec les employés municipaux. En effet, 65?% des répondants estiment que le maire n'utilise pas la bonne stratégie de négociation quand il confronte les employés municipaux sur la place publique, les accusant entre autres d'être des «fourreurs de système», alors que seulement 31?% sont d'accord avec cette façon de faire.
Dans le même ordre d'idées, 68?% des sondés considèrent que les employés municipaux méritent leur salaire et les conditions de travail dont ils bénéficient compte tenu du service qu'ils procurent à la Ville et à ses citoyens, alors que 26?% croient qu'ils ne les méritent pas. «C'est un point de rupture entre le maire et la population. Les gens aiment son énergie, mais ils n'aiment pas la confrontation. Quand il devient excessif, certains débarquent. Son plus grand défi sera donc de contrôler son enthousiasme», explique M. Harvey.
Colisée et débat
Également, 57?% des sondés se disent en désaccord avec l'affirmation du maire à l'effet que les élections du 1er novembre auront un caractère référendaire pour le projet de construction d'un nouvel amphithéâtre. Toujours dans ce dossier, 75?% des gens de Québec s'opposent à ce qu'un nouveau colisée de 400 millions $ ne soit financé qu'avec des fonds publics sans investissement de la part du privé, tel que le prévoit le projet du maire Labeaume.
Finalement, près de deux Québécois sur trois (62 %) sont en désaccord avec la décision de Régis Labeaume de ne participer à aucun débat avec ses adversaires à la mairie durant la campagne.
Les 25 à 44 ans sont les plus critiques à l'égard du maire sur cet aspect, alors que ceux possédant une scolarité de niveau secondaire ou moindre y sont les plus sympathiques (42 %). «C'est encore la lune de miel, mais une bonne proportion de la population désavoue le maire sur des enjeux important. M. Labeaume devra trouver un moyen de se réconcilier avec eux, sans ça certains deviendront peut-être des opposants», résume M. Harvey.















