«Je ne veux pas partir en guerre contre le maire Labeaume. Je l'adore. C'est un bon social-démocrate. Je vais lui amener des idées, des dossiers [...] Si, dans un mois, j'ai amené quelques points et que Régis part avec ça et il les réalise, tant mieux!» déclarait M. Fillion au Soleil le 1er octobre. Lundi, il était plus critique à son endroit.
«Ton focus change en cours de campagne. Avec l'épisode des Nordiques et du référendum, j'ai remarqué que le maire Labeaume est très émotif, qu'il est prêt à tout pour gagner et avoir sa majorité. Je ne peux pas concevoir qu'on va lui donner tout le pouvoir qu'il demande», explique celui qui ne votera pas pour le candidat d'Équipe Labeaume dans son district.
«Pas préparé»
«Il n'était pas préparé et il sait qu'il a l'appui de la population. Il a essayé d'improviser avec l'affaire du colisée parce qu'il s'est rendu compte qu'il n'avait rien de concret à présenter.» Sans dire ouvertement qu'il ne faut pas «voter Labeaume», le candidat Fillion demande un bon appui de la population pour lancer un message au maire sortant que les Québécois le surveillent. «Avec 88?% des intentions de vote, il va penser qu'il peut faire ce qu'il veut.»
Il renchérit avec le fait qu'il s'est passé «des affaires bien spéciales la semaine dernière», notamment lorsque le maire a demandé aux gens de voter pour lui s'ils voulaient leur colisée. Une attitude que le candidat Fillion n'a pas appréciée. «Depuis, on le sort de temps en temps, mais la corde n'est pas trop longue et on a réussi à le retenir», lance-t-il, faisant toujours référence à la sortie du maire qui a été vue par plusieurs comme une menace.
M. Fillion croit que le sondage publié lundi dans Le Soleil ne reflète pas fidèlement les intentions de vote à son égard. Avec 6,5 %, contre 88,3 % en faveur de Régis Labeaume, il arrive deuxième même s'il est très loin derrière. «D'après moi, c'est un peu plus serré que ça.» Toutefois, il n'ose pas encore affirmer avoir la prétention de gagner. «J'ai jamais dit que je ne voulais pas gagner, mais que je ne pouvais pas gagner. J'aurais eu l'air un peu zouf de dire que je pouvais le battre», précise-t-il.















