L'équipe de Suzanne Verreault a disposé une demi-douzaine de pancartes le long de l'autoroute Laurentienne.
Collaboration spéciale Pierre-André Normandin
Dans Saint-Louis?Sillery, on peut observer une affiche de Francine Lortie attachée à un tronc d'arbre.
Collaboration spéciale Pierre-André Normandin
«Si un candidat met une affiche sur une propriété publique, il va avoir affaire à moi», avait prévenu Régis Labeaume en août. Puis il ajoutait en septembre qu'il y avait une différence «très importante entre [s'afficher sur des terrains privés] et des poteaux le long des rues. Ça doit être terminé, les affiches sur les poteaux. Au niveau municipal, je pense qu'on doit donner l'exemple». Dénonçant le RMQ, il disait «se méfier des vertueux».
Pourtant, il suffit de circuler sur le chemin Sainte-Foy dans Saint-Sacrement-Belvédère pour apercevoir sur deux lampadaires et un poteau téléphonique des pancartes de la candidate Claude Thibault, d'Équipe Labeaume. À l'intersection de l'avenue Holland, des bénévoles en ont disposé trois autres dans un parc, au pied de l'affiche géante plantée par le candidat indépendant Yvon Bussières.
Le scénario se répète sur la partie de Grande Allée qui se trouve dans le district. Les automobilistes qui empruntent cette voie ont pu voir apparaître mardi de nombreuses pancartes de la candidate sur le terre-plein central et d'autres pousser sur des lampadaires.
Jointe mardi après-midi, Claude Thibault, qui tient également la tête d'affiche d'une campagne publicitaire de la lunetterie New Look, affirmait ne pas avoir vu lesdites pancartes. Elle a précisé que ses affiches ont été vandalisées au cours des dernières semaines. «On ne me reconnaît plus. Les gens ne pouvaient même plus savoir si Claude Thibault c'est un gars ou une fille.» Un bénévole a dû en disposer de nouvelles et aurait oublié de se conformer à la directive de son chef.
Comme plusieurs autres
Mais voilà, Claude Thibault n'est pas la seule à déroger aux règles édictées par Régis Labeaume. Dans Robert-Giffard, le candidat Marc Simoneau a disposé certaines de ses pancartes bien en vue sur des terrains publics, au pied de feux de signalisation à au moins deux intersections. L'équipe de Suzanne Verreault (Sylvain-Lelièvre) a également disposé une demi-douzaine de pancartes le long de l'autoroute Laurentienne, sur la rue de la Concorde dans Limoilou.
À ceux-ci, il faut ajouter deux candidates ayant disposé leurs pancartes en hauteur. Dans Les Faubourgs, au moins trois affiches de la candidate Chantal Gilbert sont affichées en hauteur sur des bâtiments et non à même le sol. Dans Saint-Louis-Sillery, Le Soleil a observé une pancarte de Francine Lortie attachée au tronc d'un arbre.
Pourtant, en début de campagne, Équipe Labeaume affirmait que ses affiches polluaient moins visuellement que celles de l'opposition puisqu'elles étaient disposées au ras du sol. «Je pense que [nos affiches] polluent moins parce qu'elles sont plus basses et que c'est en relation avec la communauté. Tandis que [celles du RMQ], c'est sur un poteau, c'est plus agressant», avait justifié le candidat Raymond Dion (Loretteville), responsable de l'environnement de l'administration Labeaume.
Informée de la situation, l'Équipe Labeaume a décidé de «laisser faire» ses candidats. «On a été privé de pollution visuelle chronique grâce à nos candidats. Maintenant, s'il y a quelques petits rattrapages de visibilité... On ne pense pas que ça mérite beaucoup de notre attention», de dire Michel Gagné, porte-parole du parti du maire sortant.














