«Ça me dérange parce que les gens n'ont pas voté pour des valeurs, ils ont voté pour quelqu'un qui a fait un show», déplorait l'opposant de M. Labeaume à la mairie de Québec.
M. Bonaventure critique aussi le refus de Labeaume de se prêter à un débat public, privant le Défi vert d'une plate-forme pour faire conmnaître ses idées.
«C'était important et il le savait en partant. Lui, quand il voulu se faire élire la première fois, il criait haut et fort pour avoir un débat à tout prix. C'est quand même triste de voir qu'une fois parvenu à la mairie, il décrète qu'un débat est une perte de temps», se désole le chef du Défi vert de Québec.
Dans l'ensemble, malgré tout, son parti a bien traversé son baptême du feu, lors de ces élections. «On est satisfait des pourcentages de nos candidats dans les districts.»
Il se promet d'être de retour dans quatre ans. «On a prouvé qu'on avait quelque chose à dire. On attend le maire Labeaume au détour et dans quatre ans on va être plus fort.»
Une opinion partagée par Sylvain Dion, candidat dans le district Saint-Louis - Sillery. «On se dit mission accomplie!
Les candidats du RMQ devront porter l'odieux d'avoir voulu garder leur job au lieu de parler des vrais enjeux. Notre objectif, c'est de devenir l'opposition dans quatre ans.»
Candidat dans le district Saint-Sacrement - Belvédère, Jean-Christian Roy a cependant constaté que pour améliorer ses résultats, le parti devra compter sur une organisation plus solide.
«Je suis vraiment heureux de cette première expérience. Je n'avais pas de machine derrière moi et j'obtiens 14 %.
«Pour faire mieux, il aurait fallu avoir une plus grosse équipe. Le candidat ne peut pas être partout à la fois, distribuer les dépliants, rédiger les communiqué, rencontrer les gens et parler aux médias...»
Le fondateur et président du Défi vert, Richard Domm, estime lui aussi que la participation de son parti aux élections a été positive.
«J'ai fondé ce parti pour que chaque municipalité fasse sa part dans les changements qui sont nécessaires. On a mis le dossier du tramway à l'agenda et il y a des membres de l'équipe Labeaume qui nous ont écoutés. On a parlé des normes LEED (Leadership in Energy and Environmental Design), et je ne suis pas sûr que M. Labeaume savait ce que c'était.»
«Il y a trois semaines, je pensais qu'on subirait le même sort que le parti de Marc Bellemarre, mais on me dit : ?Rappelle-moi, je veux garder le contact?. Je pense que quelque part, on a une responsabilité de continuer.»











