Plus de la moitié (54 %) des gens qui ont écouté le débat ont en effet jugé «excellente» ou «très bonne» la prestation de M. Duceppe, et 33 % ont trouvé qu'il était «le plus convaincant» des cinq chefs. Le chef de la formation souverainiste est toutefois suivi de très près par M. Dion dans les deux catégories, à 48 % et 30 %.
Cela place les deux adversaires virtuellement à égalité, puisque ces résultats se situent à l'intérieur de la marge d'erreur de l'échantillon de 292 personnes, qui est de plus ou moins 6 % 19 fois sur 20. Notons que de ce nombre, 50 % ont écouté le débat au complet, et autant ne l'ont écouté que partiellement.
M. Dion, qui partait de beaucoup plus loin que M. Duceppe, est celui qui a fait le plus de gains pendant le débat : pas moins de 45 % des sondés ont dit en avoir maintenant une meilleure image, soit à peu près autant que ceux (44 %) dont l'opinion est restée la même, et beaucoup plus que ceux (10 %) qui en ont une moins bonne opinion. Le chef bloquiste, qui avait beaucoup moins à gagner, n'a amélioré l'idée que les gens ont de lui que dans 21 % des cas, contre 71 % dont l'opinion n'a pas changé.
Harper
S'il fallait identifier un perdant à partir de ce coup de sonde, le premier ministre conservateur, Stephen Harper, serait assurément désigné. Seulement 18 % des répondants l'ont trouvé «bon» ou «excellent», contre 51 % qui l'ont jugé «passable» ou «médiocre». En outre, un mince 12 % ont vu en lui le chef «le plus convaincant», soit trois points de moins que le leader néo-démocrate Jack Layton, et 46 % croient qu'il a été le moins convaincant.
Les conservateurs, qui comptaient au début de la campagne sur des gains au Québec pour décrocher une majorité, pourront sans doute se consoler en songeant que les dégâts auraient pu être pires.
À la question «Diriez-vous que votre opinion (du PCC) s'est améliorée, détériorée ou qu'elle est restée à peu près la même?», 29 % ont répondu qu'elle s'est détériorée, 9 % qu'elle s'est améliorée, et 61 % qu'elle n'a pas changé.










