Visiblement stimulé par les derniers sondages favorables à son parti, Gilles Duceppe a sermonné les députés conservateurs de Québec, à qui il reproche de ne pas se prononcer sur les compressions faites par leur gouvernement dans les organismes de développement économique.
«Le seul qui a décidé de se prononcer, c'est Luc Harvey (Louis-Hébert), qui a décidé de se ranger derrière Jean-Pierre Blackburn et contre les intérêts économiques de Québec», a lancé M. Duceppe lors de son passage dans la capitale, où il a bon espoir de reprendre des sièges perdus aux mains des conservateurs lors des élections de 2006.
Le ministre du Travail Blackburn, dont la réélection est incertaine dans Jonquière-Alma, avait suscité la colère de bien des élus, en annonçant l'élimination progressive du soutien financier à des organismes à but non lucratif comme PÔLE Québec Chaudière-Appalaches et l'Institut national d'optique. «Je demande à Josée Verner (Louis-Saint-Laurent) de dire si elle est intervenue au Conseil des ministres pour renverser cette décision ou si elle a abdiqué de ses responsabilités envers le Québec», veut savoir Gilles Duceppe.
Le message s'adresse aussi à Maxime Bernier (Beauce), qui siégeait au conseil des ministres à l'époque, à Christian Paradis (Mégantic?L'Érable), Steven Blaney (Lévis?Bellechasse), Sylvie Boucher (Beauport?Limoilou), Daniel Petit (Charlesbourg?Haute-Saint-Charles) et Jacques Gourde (Lotbinière?Chutes-de-la-Chaudière).
M. Duceppe rappelle que pratiquement tout le monde au Québec, du premier ministre Jean Charest aux maires de Québec, Régis Labeaume, et de Rimouski, Éric Forest, soutient pourtant que ces organismes sont primordiaux pour le développement du Québec.
«Les gens se sont rendu compte que leurs députés ne servent pas leurs intérêts, a-t-il dit. C'est ça qui a changé, fondamentalement», accusant les conservateurs de laisser tomber l'économie de la province.












