Figure de proue du Parti conservateur dans la région, Josée Verner n'a jamais été inquiétée par ses adversaires. Malgré une campagne difficile où elle a dû défendre les coupes en culture et dans le financement des organismes de développement économique, sans compter les accrochages avec le maire Régis Labeaume, Mme Verner s'est dégagé une majorité confortable de quelque 10 000 voix.
Sans surprise, la bloquiste Christiane Gagnon a conservé sa forteresse de Québec. À son premier essai à titre de candidate conservatrice, Myriam Taschereau a surtout retenu l'attention par certains propos controversés au cours de la campagne. Elle qui, en début de course, a dit s'attendre à «tout sauf une campagne difficile» s'est mise dans l'embarras en parlant des «artistes gâtés des deux côtés».
Après une victoire par la peau des dents en 2006, le conservateur Luc Harvey n'a pas été en mesure de répéter l'exploit. Le bloquiste Pascal-Pierre Paillé, neveu de l'ex-ministre péquiste Daniel Paillé, a décroché la victoire. M. Harvey, qui s'est fait reprocher son absence de plusieurs débats en début de campagne, a cherché à rattraper le temps perdu au cours de la fin de semaine en apostrophant Gilles Duceppe dans un marché public.
La lutte était chaude dans Portneuf?Jacques-Cartier pendant toute la soirée. Même si les conservateurs n'ont pas présenté de candidat pour faire la lutte à André Arthur, celui-ci s'est fait souffler dans le cou par le bloquiste Richard Côté. M. Arthur, qui doit animer une émission quotidienne à TQS à partir du 29 septembre, détenait une avance de 700 voix au moment de mettre sous presse. À moins d'une surprise, il semblait en passe de remporter une victoire serrée.
Dans Beauport-Limoilou, la députée conservatrice Sylvie Boucher, qui a mené une campagne sous les radars, a été en avance toute la soirée. Avec une majorité de quelque 1000 voix, au moment de mettre sous presse, elle a maintenu sa performance par rapport à 2006.
Le conservateur Daniel Petit, dans Charlesbourg, dont les propos liant le Bloc québécois et les émeutes de Montréal-Nord ont soulevé la controverse, a été confortablement réélu.
Dans Lévis-Bellechasse, la popularité du conservateur Steven Blainey ne s'est pas démentie. Il a fait mordre la poussière à ses adversaires avec près du double des voix de son plus proche concurrent.
Malgré la saga qui lui a coûté son portefeuille ministériel et la publication du livre de Julie Couillard, Maxime Bernier a su conserver la confiance des Beaucerons.
Il était à peine 22h lorsqu'il a été déclaré gagnant dans sa circonscription.
Il a obtenu près de 63% des votes, à peine moins que lors des élections de 2006.
Le ministre des Travaux publics, Christian Paradis, n'a eu aucune difficulté à décrocher un second mandat. Les électeurs de Mégantic?L'Érable lui ont ménagé une majorité sans équivoque.
Victoire écrasante aussi pour le conservateur Jacques Gourde dans Lotbinière?Chutes-de-la-Chaudière, qui a raflé près de la moitié des votes.
Les demandes du maire
Dans la région de Québec, la liste de 12 demandes du maire Régis Labeaume a été en filigrane de la campagne. Autant le Bloc québécois que le Parti libéral se sont collés aux exigences du premier magistrat de la capitale, alors que les conservateurs ont été plus nuancés. M. Labeaume a ferraillé avec le ministre Jean-Pierre Blackburn, à qui il a reproché d'avoir sabré dans le financement des organismes de développement économique, tel que PÔLE Québec Chaudière-Appalaches.










