Tant Éléonore Mainguy, Denis Courteau que France Gagné ont mordu la poussière dans la région en tentant de déloger Sylvie Boucher (Beauport-Limoilou), Daniel Petit (Charlesbourg?Haute-Saint-Charles) et Josée Verner (Louis-Saint-Laurent).
Confortablement réélue hier soir, la députée de Québec, Christiane Gagnon, n'a néanmoins pas caché sa déception de voir son parti échouer à balayer les conservateurs de la capitale. «On s'attendait à gagner plus de comtés. Mais dans la dernière semaine, les conservateurs ont convaincu les électeurs de leur donner une deuxième chance pour livrer la marchandise», a-t-elle analysé, à chaud.
Malgré la défaite de ses trois collègues, Mme Gagnon a estimé qu'ils avaient réussi à donner des sueurs froides aux conservateurs. «On a eu des luttes très serrées alors que les conservateurs pensaient remporter facilement. Il est trop tôt pour analyser le vote dans la région, mais je prends acte qu'il y a eu des comtés très serrés.»
La députée de Québec juge maintenant que la pression est sur les conservateurs de la région. «Les conservateurs ont beaucoup à livrer. C'est peut-être une deuxième chance, mais présentement, ils ne nous ont pas convaincus durant la campagne qu'ils pouvaient livrer.» Celle-ci s'est de plus réjouie de voir un nouveau collègue de Québec l'accompagner à Ottawa pour garder les conservateurs
à l'oeil.
Surprise
Quelque peu surpris d'avoir effectué la seule percée bloquiste dans la région, le nouveau député de Louis-Hébert a préféré ne pas commenter l'échec de ses trois autres collègues. «Les résultats sont trop jeunes.»
Mais visiblement, les bloquistes s'attendaient à davantage de victoires dans la capitale. À l'annonce de chaque député conservateur élu dans la région, le silence tombait dans la salle de l'Hôtel Clarion de Sainte-Foy, où s'étaient réunis les partisans bloquistes de Louis-Hébert.
L'annonce de la victoire du candidat Paillé les a à tout le moins rassurés, d'autant plus que leur rival conservateur a traîné la patte une bonne partie de la soirée. Au moment de mettre sous presse, M. Paillé avait plus de 1600 voix d'avance sur M. Harvey avec 120 urnes sur 259.
Rencontré plus tôt en journée dans le local de campagne, le père de Pascal-Pierre Paillé ne manquait pas de confiance, prévoyant une victoire de son fils avec une marge de 3000 votes. «Et j'essaie d'être le plus objectif possible (sur les chances de mon fils)», a-t-il confié. Mais dans son entourage immédiat, on restait plus prudent en parlant d'une victoire par 1000 voix.
Encouragés par les récents sondages, les bloquistes avaient entrepris la journée en lion, multipliant les efforts sur le terrain. Ainsi, tout au long de la journée, on s'activait au local de campagne de M. Paillé pour «faire sortir le vote». Une quinzaine de personnes téléphonaient aux électeurs de la circonscription pour les inciter à voter tandis que cinq autres sillonnaient le secteur pour transporter les électeurs sans moyen de transport.










