Victor-Lévy Beaulieu veut «l'indépendance maintenant»

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Victor-Lévy Beaulieu veut «l\'indépendance maintenant»

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VLB est convaincu de pouvoir battre Mario Dumont dans Rivière-du-Loup.

Collaboration spéciale Marc Larouche

 

Marc Larouche, collaboration spéciale
Le Soleil

(Trois-Pistoles) Après avoir feint il y a 10 ans de se présenter sous la bannière du Parti des régions de son téléroman Bouscotte, l'auteur Victor-Lévy Beaulieu, 63 ans, affirme qu'il se présente cette fois aux élections du 8 décembre dans Rivière-du-Loup comme candidat «indépendantiste indépendant». Son objectif et slogan : «L'indépendance maintenant».

«Les sondages démontrent que 40 % des Québécois veulent un pays, alors que le parti qui est censé les y mener est moins populaire (30 %) que l'idée qu'il doit défendre. Mon credo est simple : parler d'indépendance et en parler pour vrai maintenant», dit-il, ajoutant que personne du Parti québécois ne l'avait contacté.Sa résidence de Trois-Pistoles devient son quartier général. Il invite les citoyens, particulièrement chaque dimanche, dès 13h, «pour y discuter de l'indépendance maintenant en toute liberté. Ceux que l'incompétence et la veulerie des vieux partis ont assoiffés pourront se ravigoter le gorgoton avec la bière L'Indépendante». C'est à l'occasion de ces rencontres qu'il dévoilera ce qu'il entend préconiser pour la circonscription de Rivière-du-Loup.

«Je ferai le tour du comté et rencontrerai les citoyens. Je serai présent même si personne ne me verra sur une pancarte. Il devrait y avoir une loi pour abolir cette pollution visuelle. Je propose plutôt aux citoyens d'afficher chez eux notre drapeau, afin que le Québec en devienne fleuri, démontrant ainsi que l'idée du peuple, de la nation et de la patrie est au-dessus de la politique partisane.»

Convaincu de pouvoir battre Mario Dumont, il compare sa lutte à celle de Gérald Godin, qui, dans la vague indépendantiste de 1976, avait battu Robert Bourassa. «Je suis totalement contre l'idée de M. Dumont de privatiser Hydro-Québec. Le problème au Québec, ce n'est pas que les fonctionnaires y sont trop nombreux, mais la bureaucratie démentielle à laquelle l'État doit faire face. Nous avons besoin de lois et de règlements plus simples.»

Affirmant n'avoir reçu aucun appel du PQ, il dira qu'en écartant l'indépendance de son plan de match, le Parti est devenu un parti comme les autres, «pire, puisqu'il laisse orpheline la majorité des Québécois francophones qui sont en faveur de l'indépendance. C'est une trahison».

Même idée, autres temps, VLB entend se servir des moyens de communication modernes pour attirer et informer ses partisans. Dans Internet, les citoyens peuvent consulter le site multimédia www.vlbcandidat.org. D'ici peu, une page Facebook sera aussi instaurée.

S'il n'a pas encore recueilli les signatures nécessaires à sa mise en candidature officielle, la faute du DGE dit-il, parce que tout n'a été mis en place que samedi, il entend régulariser le tout bientôt. «Soyez rassurés, je vais la faire la campagne.» La date limite des mises en candidature est fixée au 22 novembre.

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