Charest courtise la capitale

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Promenade Champlain

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Le succès de la promenade Samuel-de-Champlain appelle à sa prolongation, a déclaré Jean Charest. La phase II, dans laquelle il engagerait 65 millions $, permettrait de relier la plage Jacques-Cartier et la côte Gilmour.

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

Simon Boivin
Le Soleil

(Québec) Un gouvernement Charest réélu prolongerait la promenade Samuel-De Champlain et préparerait le rêve olympique par un appui à un nouveau Colisée et à la modernisation de l'anneau de glace Gaétan-Boucher.

À Québec, hier, le chef du PLQ a présenté son programme pour la Capitale-Nationale. Cette plateforme pèse au bas mot 135 millions $, dans la mesure où tous les projets inscrits se réalisent.Le succès de foule obtenu par la promenade Samuel-De Champlain ne se dément pas. Les libéraux s'engagent donc à réaliser la deuxième phase du projet, une promesse de 65 millions $. La promenade s'étendrait alors de la plage Jacques-Cartier à la côte Gilmour.

«Quand un succès est aussi fort que celui-là, on se dit qu'il faut continuer», a commenté M. Charest, hier matin.

Autant pour la promenade que pour tous les autres projets annoncés, le chef libéral n'a pas donné d'échéancier. Il s'est limité au souhait d'une réalisation «le plus rapidement possible».

Partisan d'une candidature de Québec à des Jeux olympiques d'hiver, M. Charest veut entreprendre la construction des infrastructures nécessaires. Il s'engage à investir 9 millions $ dans le projet de rénovation de l'anneau de glace Gaétan-Boucher.

Il veut aussi s'associer à la réalisation d'un nouvel amphithéâtre multifonctionnel à Québec. M. Charest promet d'investir 50 millions $ dans la construction par le privé d'un nouveau Colisée. Il n'a pas fermé la porte à un investissement public plus grand.

«Si le projet se présente différemment, on n'en fera pas une religion, a-t-il indiqué. Mais on est dans une zone où on pense que 50 millions $ comme contribution de l'État, c'est dans l'ordre des choses. (...) Ce n'est pas normal qu'à Québec, il n'y ait pas un amphithéâtre multifonctionnel.»

Le plan de M. Charest comprend aussi un rehaussement des pistes de ski du Massif pour la tenue de compétitions de la Coupe du monde. Une initiative coûteuse qui n'est pas chiffrée.

«Il n'y a pas une ville au monde qui est mieux placée pour recevoir les Jeux d'hiver que Québec, a dit M. Charest. Quand les gens vont voir les Jeux 2010 à Whistler, ils vont se dire que c'est à Québec que ça devrait se passer.»

Si l'aventure olympique devait échouer, poursuit-il, les infrastructures permettront quand même de tenir à Québec des événements sportifs internationaux.

Aéroport et Internet

En après-midi, le chef libéral s'est rendu à l'aéroport de Québec, dont l'aérogare a été modernisée au coût de 65 millions $. M. Charest s'est engagé à investir 10 millions $ dans le projet d'un centre de prédédouanement estimé à une trentaine de millions de dollars. Cela ne pourra voir le jour sans certaines ententes entre les gouvernements américains et canadiens.

Un centre de ce type, comme il en existe ailleurs au Canada, permet au voyageur de se dédouaner et de se plier aux contrôles de sécurité avant le départ, et ainsi s'épargner cette tâche à l'arrivée.

Par ailleurs, Jean Charest entend injecter 1 million $ dans le projet Québec sans fil, mené par le groupe ZAP Québec. Il est question de rendre accessible gratuitement Internet sans fil sur tout le territoire de la ville. En avril dernier, le groupe ZAP espérait avoir complété 200 bornes d'accès gratuit avant la fin de 2008.

Autrement, le PLQ a aussi promis de remettre une enveloppe de 125 000 $ à l'Opéra de Québec pour qu'il puisse mettre sur pied un festival permanent d'opéra.

De nouveau responsable de la région?

Lorsqu'il est à Québec, Jean Charest se fait un plaisir de dire que l'une de ses «meilleures décisions» a été de s'arroger la responsabilité de la région. Mais il ne peut garantir que ce sera encore le cas s'il remporte les élections et que la députation libérale de Québec augmente.

«Je ne commencerai pas à faire mon conseil des ministres avant l'élection, dit-il. Ce n'est pas le genre de choses sur lesquelles je me concentre aujourd'hui. Je ne veux même pas aller là. C'est tenter le destin. Pour l'instant, c'est la campagne électorale. Sauf que, sincèrement, ç'a été une année fantastique avec le 400e. On a senti que Québec flottait.»

Il n'a pas d'exemple d'un autre premier ministre qui ait aussi été responsable d'une région au Québec. 

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