«Je sais d'avance ce que les études vont dire pour Québec», a dit M. Charest, hier, en entrevue au Soleil. «Elles vont dire : "Il n'y a pas assez de densité de population pour amener le train à Québec". C'est ce qu'elles ont dit dans le passé, c'est ce qu'elles vont dire à nouveau. Il faut pas les écouter là-dessus.»M. Charest, qui s'est approprié la responsabilité de la région de Québec après la démission de Philippe Couillard, maintient que le projet de train rapide doit nécessairement inclure la capitale. La densité de population ne peut pas, selon lui, être le seul critère d'évaluation.
«Un projet de cette envergure devient un projet structurant, ça devient une signature, un symbole, plaide-t-il. Ça va être un produit d'appel sur le plan touristique. C'est un bon projet sur le plan environnemental, pour l'engorgement des autoroutes et pour le prix du pétrole aussi.»
Il prend à témoin le succès d'achalandage de l'aéroport de Québec, récemment agrandi, pour justifier l'importance d'un lien qui rejoint la capitale. «Si on veut de la densité dans le transport, dit-il, il faut construire un train rapide. Les gens vont fréquenter nos aéroports, le train, le port de Québec, si on met les infrastructures au niveau où elles doivent l'être.»
De bonnes réactions
Pour le moment, l'Ontario et le Québec poussent sur le projet d'un train rapide entre Québec et Windsor. Les réactions sont bonnes partout où le sujet est abordé, indique M. Charest. Il croit maintenant qu'Ottawa doit envoyer un «signal fort» en faveur du projet. «On peut se taper cinq ans d'études, s'il y a une volonté politique, là on va parler des vraies choses, note le chef libéral. Il y a une vraie volonté politique au Québec et en Ontario. Et là, la portion volonté politique qui nous manque est celle du fédéral.»
Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, a répété hier qu'il attend le résultat des études avant de se prononcer sur le projet.
En 2003, le projet de train rapide entre Québec et Windsor a été évalué à 3 milliards $.











