Des appuis pour un Colisée en bois

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Dossier

Vers un nouveau colisée

Vers un nouveau colisée

Des appuis pour un Colisée en bois

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Pauline Marois était de passage chez Tembec, à Senneterre, jeudi.

La Presse canadienne

Michel Corbeil et Annie Morin
Le Soleil

(Senneterre) Si Vancouver a choisi le bois pour ériger ses installations olympiques, Québec est bien capable de se construire un nouveau Colisée aussi naturellement charpenté, ont insisté hier Pauline Marois et Guy Chevrette.

De passage à Senneterre, en Abitibi, la chef péquiste s'est dite favorable au projet de doter la capitale d'un nouveau Colisée et à l'idée que l'amphithéâtre soit en bois. Du bois coupé dans les forêts du Québec.

À sa conférence de presse journalière, elle a abordé le sujet avant même de se faire poser des questions. «Si Vancouver a pu cons­truire un aréna pour le curling tout en bois d'oeuvre pour les Jeux olympiques d'hiver, pourquoi ne pas le faire pour le Colisée de Québec?» a-t-elle laissé entendre.

Au Soleil qui lui a demandé de confirmer qu'elle favorise un tel plan, Mme Marois a répondu : «Pourquoi pas? C'est une bonne idée. On a d'ailleurs su qu'une communauté d'affaires s'est mobilisée, à Québec. C'est un projet particulièrement intéressant.»

La leader du PQ n'a pas été aussi loin que de préciser que la proposition se retrouvera dans la plate-forme régionale de sa formation. «Mon propre parti a fait une analyse serrée de ce que ça pourrait être. Plus tard, pas aujourd'hui, je vous en reparlerai.»

Son ex-collègue, Guy Chevrette, président du Conseil de l'industrie forestière du Québec (CIFQ), est passé par la Colombie-Britannique et a vu de ses yeux ce qui peut être fait avec des poutres de bois. «C'est superbe et c'est plus écologique» que l'acier, fait-il remarquer.

M. Chevrette se réjouit de voir le retour en force du bois dans les grandes infrastructures. Après le pavillon Krüger de l'Université Laval et le stade de soccer Chauveau, dont la charpente est faite de bois, il constate que «le message commence à passer. Il y avait beaucoup de perceptions fausses (sur la supériorité de l'acier sur le bois) qui s'étaient accréditées» au fil des ans, dit-il.

Dans un monde idéal, M. Chevrette voudrait que les différents paliers de gouvernement soient contraints par la loi d'utiliser une certaine quantité de bois coupé au Québec pour la construction d'édifices publics. En France, la proportion est de 20 %.

Mme Marois veut d'ailleurs doter le Québec d'une politique en ce sens. Elle ne s'est toutefois pas avancée sur le pourcentage de matière ligneuse qui devrait entrer dans l'érection des bâtiments. Une Charte du bois serait aussi adoptée sous un règne du Parti québécois et le Code du bâtiment serait amendé dans le but également de favoriser le recours au bois.

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