L'ex-premier ministre a joint sa voix, hier, à celles de Pauline Marois et de plusieurs candidats péquistes, qui craignent un faible taux de participation aux élections en raison de la crise à Ottawa et du désintérêt des citoyens pour cette campagne électorale.«J'ai entendu des gens qui disent : "On est enragés, on ne veut pas d'élections, on n'ira pas voter." C'est pas ça la logique. Si t'es enragé, va punir celui qui t'a enragé. Il faut voter massivement!», a-t-il soutenu, hier, lors du passage de Pauline Marois dans la circonscription de Johnson, détenue par les adéquistes.
M. Landry a aussi profité de cette tribune pour s'en prendre à Jean Charest dans le dossier de la Caisse de dépôt et placement. Selon lui, un premier ministre ne peut pas être tenu personnellement responsable des déboires de la Caisse. Pourtant, Jean Charest l'avait lui-même accusé des pertes de la société d'État en 2003. «Il a menti mille fois quand il m'a accusé, à moins d'avoir la franchise de dire aujourd'hui qu'il est aussi responsable. La vérité, c'est qu'il y a des hauts et des bas.»
L'ex-premier ministre exige toutefois que Jean Charest dévoile les états financiers de la Caisse puisque les circonstances sont exceptionnelles. Mais il n'est pas d'accord avec Pauline Marois sur la nécessité de modifier la loi pour forcer l'institution à présenter des rapports trimestriels
Lévesque et Obama
M. Landry a en outre comparé René Lévesque au président des États-Unis, Barack Obama, deux hommes qui ont tous deux dit : nous sommes capables. «La capacité des nations ne se mesure pas au nombre de millions d'habitants, mais à leur ardeur, à leur capacité de création. Oui, nous sommes capables. Nous sommes capables de changer le gouvernement quand il le faut. Et c'est ce que nous allons faire bientôt.»












