Lorsque Le Soleil l'a jointe, Françoise David faisait encore du porte-à-porte, signe qu'elle sent bien qu'une victoire est à sa portée. «Je suis contente de notre campagne. Nous avions 122 candidats, dont plusieurs qui ont pu mener une véritable campagne, avec un budget et un local. Nous avons travaillé très fort et, dans Gouin et Mercier, tous les espoirs sont permis.»
Pour la porte-parole de Québec solidaire, l'étape de se faire connaître est maintenant chose du passé. Il faut maintenant convaincre les électeurs d'écouter leur coeur et de voter selon leurs convictions.
«Les gens que je rencontre me disent qu'ils m'aiment bien et que nos idées sont intéressantes. Pour l'estime personnelle, je dois avouer que c'est très bon de faire campagne! Mais souvent des considérations stratégiques qui n'ont rien à voir avec les valeurs prennent le dessus», déplore-t-elle.
Paradoxe
Françoise David a noté un paradoxe étonnant au cours de cette campagne. Si les chiffres disent que le poids médiatique de son parti est à la baisse, les électeurs ont l'impression du contraire. «Selon Influence Communication, notre couverture médiatique est plus faible que lors de la dernière campagne. Cependant, les gens nous disent qu'ils sont contents de nous voir plus à la télévision. Je crois que maintenant qu'ils nous connaissent bien, Amir Khadir et moi, ils portent plus attention. Pourtant, on aurait raison de se plaindre de notre couverture médiatique.»
Quant à une éventuelle participation au débat des chefs à la prochaine campagne électorale, Mme David croit que la question ne se posera plus. «Comme nous aurons un ou deux députés à l'Assemblée nationale, ça devrait régler le problème.»
À Québec, la campagne de QS s'est déroulée selon les attentes du parti. «Nous avons pu nous mettre en marche assez rapidement, explique Serge Roy, l'un des porte-parole régionaux et candidat dans Taschereau. Nous avons accompli beaucoup de travail sur le terrain et la réception des gens a été très courtoise. Les électeurs ont démontré beaucoup d'intérêt et d'ouverture pour nos idées.»
Serge Roy souhaite que tout ce travail se traduise en votes. «Nous avons été très présents dans les débats régionaux et si je me fie à la participation à nos activités, je peux envisager l'avenir de Québec solidaire avec espoir.»











