«L'Action démocratique est là pour rester. Elle a apporté de nouvelles idées, de la fraîcheur dans le débat politique. Elle s'est entre autres démarquée des vieilles chicanes des autres partis. À l'évidence, l'ADQ a raison d'exister et elle existe toujours», a affirmé M. Grondin, réélu lundi soir dans son fief de Beauce-Nord.Son collègue et voisin des Chutes-de-la-Chaudière, Marc Picard, à qui ses électeurs ont confié un troisième mandat, fait la même analyse. «Les gens vont réaliser qu'il y a un noyau dur adéquiste. Quelqu'un va assumer la succession de M. Dumont. L'ADQ va revenir très fort. Il y aura beaucoup de travail, mais il y a un bel avenir en perspective. Grâce à l'ADQ, les choses ont avancé au Québec», a-t-il indiqué à grands traits.
De l'avis de M. Picard, ce noyau dur sur lequel rebondira le parti est constitué de militants qui croient aux valeurs adéquistes. Et notamment les élus de la formation, qui entendent bien respecter le mandat que leurs électeurs leur ont confié.
Pour lui, il est impensable que ceux-ci puissent mettre de côté leurs convictions et s'engager sur le parquet de la Chambre pour joindre les libéraux de Jean Charest ou le Parti québécois. Des élus, Janvier Grondin par exemple, ont naguère été l'objet de manoeuvres de séduction d'autres partis, mais ils y ont résisté, rappelle-t-il.
«Pour moi, c'est réglé. Il n'est pas question de traverser», a tranché M. Picard.
L'avenir du parti, dans l'immédiat, c'est notamment une réunion au parlement aujourd'hui pour vider les bureaux de ceux qui ont été défaits, fermer les livres, remercier le personnel. Ce sera aussi «une bonne journée de discussion et de travail», Marc Picard dixit.
La suite des choses, c'est aussi le choix d'un chef par intérim et un congrès à la chefferie pour trouver un successeur à Mario Dumont, prévoit le député de Beauce-Nord.
Pour l'heure, ni M. Picard, ni M. Grondin n'imaginent qui pourrait bien chausser les bottes du chef démissionnaire. Il est toutefois clair dans leur propos qu'ils ne veulent pas le job.










