Une brise fraîche soufflait sur les Plaines, mais Roger Hodgson, en chemise à fleurs, entouré de palmiers, nous donnait l'impression d'un voyage dans le Sud. C'était au bord du kitsch, mais les éclairages étaient si beaux qu'on regardait les plantes vertes d'un autre oeil!
Le chanteur, dont la voix est toujours aussi bien capable de soutenir les très hautes notes, s'est adressé à nous en français presque tout au long du concert. «Laissez-moi donner un petit morceau de mon amour à vous», a-t-il lancé à la foule, ravie, avant d'entonner la superbe Give a Little Bit avec ses musiciens.
Hodgson a donné au public de Québec - qui lui est cher parce que le succès de son groupe a commencé ici - toutes les chansons qu'il pouvait espérer entendre, tous ces classiques que sont devenus Dreamer, Logical Song, Breakfast in America et bien d'autres encore.
Avant le rappel, la foule a chanté des «ohé ohé» et a offert une grande vague d'amour à l'artiste, qui a servi alors les sublimes School et It's Raining Again.
On peut songer que Hodgson pourrait se renouveler, mais en même temps, il a créé des mélodies et un répertoire si géants qu'on ne peut qu'applaudir son génie musical. Et se compter chanceux d'avoir été là hier soir.
Yann Perreau
J'avais commencé la soirée chez Yann Perreau à la place D'Youville; tout un contraste entre sa proposition et celle de Sylvain Cossette qui assurait la première partie de Roger Hodgson. D'un côté, la créativité et la fougue; de l'autre, le conservatisme et le manque d'enthousiasme. Cossette a servi ses reprises des années 1970, de Toto à The Police en passant par Queen. D'excellentes chansons, bien interprétées, dans des versions très fidèles aux versions originales. Mais voilà, c'est bon et bien fait, mais sans surprise.
Perreau, lui, offrait Le plus beau rêve à son entrée en scène et se laissait aller dans une danse endiablée. Qu'il a dû avoir chaud en plein soleil dans son complet! J'ai vu trois concerts autour d'Un serpent sous les fleurs et encore, le chanteur m'a étonnée, charmée et électrisée. Alex McMahon aux claviers a été aussi fougueux que Perreau. En finale, il a invité Mademoiselle Fizz pour offrir en duo La machine à danser de La Compagnie Créole : c'était de circonstance! Et puis CEA, groupe hip-hop de Québec, l'a rejoint pour Beau comme on s'aime remixée. C'était chaud! Et ça fait du bien d'entendre la langue française si magnifiquement écrite et mise en musique!























