Déjà, sur disque, Caravan Palace a de quoi séduire. L'énergie contagieuse et les airs aériens propres à la musique électronique se doublent de la chaleur de l'instrumentation acoustique, qui caractérise le jazz manouche. Une fois sur scène, le sextuor français est encore plus intéressant : dès les premières notes de Star Scat, les musiciens, en particulier le violoniste Hughes Payen, sautaient partout et invitaient le public à entrer dans leur univers. Les festivaliers ne se sont pas fait priés, d'autant que les programmations incitaient aux déhanchements. Après les deux premiers titres, bien accueillis, la troupe a sorti son arme secrète : la charismatique et sexy Colotis Zoé, qui a fait son entrée sous un tonnerre d'applaudissements. Elle ne fait pas que chanter, la Colotis. Elle scatte, elle incarne merveilleusement les pièces et elle danse de toutes les manières possibles. Au cours du spectacle, elle s'est absentée le temps de quelques propositions instrumentales venues varier les plaisirs et, à vrai dire, on l'a senti. Non que les cinq musiciens n'étaient pas solides, au contraire, mais plutôt qu'elle était incandescente, affichant une parenté avec Catherine Ringer.
On n'était pourtant pas encore au bout de nos surprises. Pour Kleptomanie, Caravan Palace avait invité deux couples de danseurs swing montréalais qui ont épatés la galerie avec leurs prouesses.
Il restait encore quelques titres à livrer quand j'ai dû courir au journal, mon ordinateur ayant rendu l'âme. Je suis néanmoins parti avec la certitude que la troupe avait donné un sacré concert - et que le public avait passé une sacrée soirée.
Phantogram
J'ai commencé mon parcours au parc de la Francophonie, où Phantogram ouvrait pour Passion Pit. Le duo new-yorkais, composé de Sarah Barthel et de Josh Carter, a dû trouver la scène un peu grosse. Comme Sam Shalabi samedi, les deux multi-instrumentistes auraient été mieux servis par une petite salle. Ils ont néanmoins bien fait, certains titres comme Mouthful of Diamonds et Make a Fist étant des réussites. C'est d'ailleurs les pièces où la longiligne Barthel assurait le chant qui ont le mieux fonctionné. Avis aux amateurs, on devrait les revoir bientôt en ville.












