14 août 2010 | Dernière mise à jour : 24 août 2010 10:28
Avec une quarantaine d'autres expropriés, Fernand Bouchard aura parcouru mercredi en autobus les 700 kilomètres de Gaspé à Québec pour entendre les excuses des députés. «Mais si ça reste juste des excuses, ce n'est pas assez», dit-il.
Il y a des gestes surprenants en politique. Des décisions... »
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Chronologie
1963
Création du Bureau d'aménagement de l'Est-du-Québec. Dans son rapport de 1966, on mentionne une première fois la création d'un parc national au bout de la péninsule.
1968
Signature d'une entente fédéral-provincial pour l'aménagement du «parc de Gaspé».
21 mai 1969
Entente préliminaire entre le ministre québécois Gabriel Loubier (Union nationale) et le ministre libéral fédéral Jean Chrétien. Un autre ministre unioniste, Marcel Masse, ne veut pas céder un terrain québécois à Ottawa.
11 février 1970
Adoption en catimini de l'arrêté en conseil 509, sous l'Union nationale, qui détermine le tracé du parc.
8 juin 1970
Entente finale entre Ottawa et le nouveau gouvernement libéral à Québec. Québec expropriera les habitants du territoire, et le fédéral en sera locataire pendant 99 ans.
22 juillet 1970
Dépôt de l'acte d'expropriation.
5 mars 1973
Le juge Guy Dorion, de la Régie des services publics du Québec, affirme que l'actif des expropriés a été évalué à un prix bien trop faible et enjoint Québec à leur verser davantage.
Avril 1973
Jean Chrétien déclare que les habitants n'auront plus besoin de déménager lors de la création d'un parc national, une politique qui sera appliquée au parc du Gros-Morne, à Terre-Neuve.
Mai 2001
Lionel Bernier, l'avocat qui a défendu les expropriés, publie La bataille de Forillon, un roman historique qui remet à l'avant-plan l'expropriation.
29 et 30 novembre 2006
Consultations du parc Forillon sur son plan directeur. Les Gaspésiens reprochent à Parcs Canada de ne pas avoir créé les emplois au nom desquels les expropriés ont cédé de force leurs terres.
14 juin 2009
Retrouvailles tenues à Grande-Grave par Parcs Canada. Le directeur Stéphane Marchand parle d'une «première étape dans le processus de réconciliation».
Geneviève Gélinas et Gilles Gagné (collaboration spéciale)