Trente ans après son père, Alex Harvey, athlète de l'année

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Gala Victoris

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Gala Victoris

Après avoir célébré son 40e anniversaire l'année dernière au Capitole de Québec, le gala Victoris Desjardins a fêté, le 8 décembre, sa première présence dans la région de la Chaudière-Appalaches. C'est en effet au Centre de congrès et d'expositions de Lévis qu'a été honorée la crème des athlètes, des entraîneurs, des compétitions et des intervenants sportifs de la région de la Capitale Nationale. »

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Alex Harvey      ...

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Alex Harvey

 

Jean-François Tardif
Le Soleil

(Québec) Trente ans plus tard, un autre Harvey a été couronné athlète de l'année à Québec. Alex, le fils de Pierre Harvey, a été consacré l'athlète par excellence de 2009, mardi  soir, lors du 41e Gala Victoris Desjardins présenté au Centre de congrès et d'expositions de Lévis.

En l'absence d'Alex Harvey, qui peaufine en Europe... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 1.0

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En l'absence d'Alex Harvey, qui peaufine en Europe sa préparation pour les JO, sa mère, Mireille Belzile, est venue chercher le Victoris pour l'athlète par excellence de 2009 au nom du jeune sportif.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Les lauréats du gala    ... (Infographie Le Soleil) - image 1.1

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Les lauréats du gala

Infographie Le Soleil

«Je suis vraiment surpris», a indiqué Alex lors d'une entrevue téléphonique en direct de Livigno, en Italie. «Autant que je l'étais d'avoir fait d'aussi bons résultats à ma première campagne chez les seniors. J'étais pas mal fier des performances que j'avais réalisées lorsque j'ai envoyé ma mise en candidature. Sauf que je ne pensais pas être honoré pour une deuxième année de suite, moi qui avait gagné en 2008 le titre d'athlète au niveau individuel masculin au niveau national. Surtout que j'étais en compétition avec d'excellents athlètes.»

Troisième au 50 km de la Coupe du monde de Trondheim en Norvège, Harvey a aussi pris le cinquième rang du sprint senior des championnats U-23 de Praz de Lys et la quatrième place du 30 km senior de la même compétition. Des performances qui l'ont propulsé parmi l'élite du ski de fond international. Et qui lui ont aussi valu, mardi, le Victoris remis au coéquipier international masculin. Son père Pierre avait gagné en 1979 et en 1981 pour ses performances en cyclisme et en 1987 pour ses résultats en ski de fond.

«C'est certain que gagner le Victoris d'athlète de l'année est quelque chose de très motivant, et ce, même si je ne fais pas du sport pour gagner des trophées. C'est comme si on venait de reconnaître mon nom et mon prénom et que l'on était conscient des efforts que je dois faire en tant qu'athlète. Et même si je sais que les gens auront maintenant des attentes envers moi, ça ne me mettra pas de pression. D'abord parce que mes attentes passent bien avant celles des autres. Mais aussi parce que je suis le seul à pouvoir évaluer mes performances. Présentement, par exemple, je ne suis pas au sommet de ma forme. Mon peak, c'est lors des Jeux de Vancouver que je dois l'avoir. Et c'est en pensant à cela que j'évalue mes résultats.»

Une page d'histoire a donc été écrite, mardi soir, au Gala Victoris Desjardins. Le panthéon des athlètes de l'année compte dorénavant son premier duo père-fils. Et selon plusieurs experts, Alex est sur la bonne voie pour surpasser les exploits de Pierre sur la scène internationale de ski de fond.

Deux histoires distinctes

«Malgré mes performances, je ne serai jamais le seul à être associé au nom Harvey. Car même si je réalise un jour de meilleures performances que mon père en ski de fond, son nom restera toujours dans la mémoire des gens. Il demeurera le seul à avoir pris part à deux Jeux olympiques la même année [Sarajevo et Los Angeles en 1984]. Les Jeux ont maintenant lieu aux deux ans et contrairement à lui, je ne pratique pas deux disciplines. Il représente le passé et la gloire du nom Harvey, tandis que moi, je suis le présent.»

Interrogé à savoir s'il allait taquiner son père à la suite de sa conquête du Victoris d'athlète de l'année, Alex a commencé par dire qu'il ne le verrait pas avant janvier, soit à son retour des compétitions du circuit de la Coupe du monde. La poussière sera alors retombée sur sa nomination. Il a ajouté que depuis quelques années déjà, il avait cessé de compétitionner avec son paternel. «Je me concentre maintenant sur mes propres affaires.»

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