«Oui il y a des cas regrettables, comme le jeune de 13 ans en Ontario. Mais pour tout de suite, notre séquence de groupes à risque se maintient», lance d'entrée de jeu le directeur régional de santé publique, le Dr François Desbiens.
Les autorités n'envisagent donc pas devancer la vaccination des 5 à 17 ans, prévue dans la semaine du 23 novembre. Car même si les enfants et les ados semblent touchés par la deuxième vague de grippe qui commence à peine, rien dans les chiffres de la première vague n'indique qu'ils sont particulièrement à risque.
D'autres groupes sont beaucoup plus fragiles, note le Dr Desbiens. Il s'agit des femmes enceintes, des bébés de six mois à quatre ans, des parents de bébés de zéro à cinq mois, des travailleurs de la santé ou encore des malades chroniques.
«Cela dit, on suit nos chiffres et si jamais il faut un changement, on ajustera», nuance toutefois le Dr Desbiens. Il explique que les priorités de vaccination ont été déterminées en fonction du nombre de personnes dans chaque groupe et en considérant que la région recevra un nombre fixe de doses par semaine. La semaine prochaine, la capitale-nationale en touchera 38 000.
L'Agence de la santé a par la suite fait ses prévisions selon un taux de vaccination de 60 à 70 %.
«Si 95 % des gens se présentent, on peut arriver "short". Par contre, si seulement 52 % des gens se présentent on aura des vaccins en surplus et c'est là qu'on pourra devancer des groupes parce qu'on aura des vaccins prêts à être donnés», explique le Dr Desbiens.
Pour l'instant, pas question non plus de changer de stratégie et de vacciner les jeunes dans les écoles au lieu de le faire dans les centres de vaccination massive. «On ne changera pas, tranche le Dr Desbiens. Notre défi est de vacciner 440 000 personnes dans la région. Si on prend une approche scolaire ou clinique comme pour la grippe saisonnière, on n'arrivera pas dans les délais.»
Le Dr Desbiens prend en considération le nombre d'infirmières nécessaires pour donner le vaccin et le fait que les doses arriveront graduellement.
«Ça prend des équipes qui vont dans les écoles», dit-il. Or, soutient-il, même si on trouve une bonne concentration d'enfants dans une école, s'y rendre ne rivalise pas avec l'efficacité des grandes centres.
«Dans une journée, on peu vacciner 3200 personnes dans un centre de vaccination massive, tandis que dans les écoles, c'est beaucoup moins.»
Info sur la vaccination dans chaque région : www.pandemiequebec.gouv.qc.ca.














