Le sommet de la vague de grippe A (H1N1) est attendu dans trois semaines environ. Cela fera beaucoup, beaucoup de gens malades. Les autorités de santé publique ont donc planifié d'ouvrir des cliniques de grippe pour accueillir en priorité les gens qui sont atteints du virus. «Notre caractéristique, c'est que tout le monde est malade en même temps, alors c'est de créer de nouveaux lieux pour répondre à cet afflux de gens, avec des heures d'accessibilité accrues», a résumé hier en conférence de presse la Dre Yolaine Galarneau, directrice de l'organisation des services de première ligne.
Il pourrait y en avoir cinq ou six dans la région de Québec. En ville, ces cliniques seront situées dans les grandes cliniques-réseau, en région, elles prendront place dans des ailes de CLSC, des sections d'hôpitaux ou des cliniques externes, mais toujours séparées du reste des installations.
«C'est déjà des choses qui sont discutées, y'a des listes de garde qui sont déjà prêtes, explique la Dre Galarneau. On attend juste de voir le besoin se confirmer et la montée du nombre de cas pour les mettre en place progressivement.»
Et cela, ça veut dire dès cette semaine.
Au plus fort de la vague, ces cliniques serviront à désengorger les urgences afin de les «garder disponibles pour les cas les plus sévères et, en même temps, offrir un accès [aux services de santé] aux clientèles grippées, sans les mêler avec celles qui ne le sont pas, pour ainsi éviter que nos salles d'attente ne deviennent des lieux de contamination», indique la Dre Galarneau.
Les soins y seront assurés par des infirmières qui effectueront un tri, comme à l'urgence, puis par les médecins qui auront accepté d'y travailler.
Ces derniers seront mis à contribution partout au Québec. La Santé publique les invite donc à mettre de côté leurs activités habituelles. «Par exemple, des examens de contrôle qui se font une fois par année, sûrement que ceux-là vont être réduits pour permettre à un ou deux médecins d'une clinique de participer», explique Yolaine Galarneau.
À noter que ces cliniques offriront des consultations avec des médecins qui pourront traiter les malades comme d'habitude : rédiger des prescriptions, diriger les patients vers les bons services, les bons tests, etc., mais elles ne pourront en aucun cas offrir le vaccin ou le prélèvement qui permet d'identifier la grippe.









