Il s'agit là d'une erreur inacceptable, a reconnu mercredi le ministre de la Santé, Yves Bolduc.
Une cinquantaine de doses du précieux vaccin ont été administrées mardi aux détenus de la prison provinciale de Salaberry-de-Valleyfield, en Montérégie.
L'erreur a été commise par le Centre de services sociaux (CSS) du Suroît, qui aurait apparemment mal interprété les consignes gouvernementales et la séquence de vaccination définie par Québec, a expliqué le ministre en Chambre.
«Les détenus vont être vaccinés selon l'ordre de priorité de leur condition», a dit le ministre Bolduc, en point de presse.
M. Bolduc a aussi soutenu qu'aucun passe-droit ne serait accordé à quiconque, et qu'aucun vaccin ne serait disponible en clinique privée. Les bien nantis devront donc faire la file comme tout le monde.
«Tous les gens doivent suivre les mêmes règles», a-t-il dit, qu'on soit joueur de hockey ou membre du club des gens riches et célèbres.
Condition médicale
Au Québec, les vaccins seront donnés en vertu de «la condition médicale» des gens et non «leur statut dans la société», a assuré le ministre, qui commentait le fait que des joueurs des Flames de Calgary et leurs familles ont reçu le vaccin dans une clinique privée en Alberta.
La chef de l'opposition officielle, Pauline Marois, a quant à elle exhorté le premier ministre Jean Charest à accélérer le processus de vaccination de la population.
Elle n'a pas réussi à savoir du ministre de la Santé combien de personnes avaient été vaccinées jusqu'à maintenant, depuis le début de l'opération de vaccination.
Cependant, il lui a donné l'assurance que tous les Québécois qui souhaitaient recevoir le vaccin y auraient accès avant Noël, «à moins d'un imprévu qu'on peut vraiment pas prévoir», a-t-il dit.
Le pic de la pandémie est cependant attendu beaucoup plus tôt, d'ici deux ou trois semaines.











