«Il y aura un ralentissement dans le rythme de vaccination la semaine prochaine», avertit Michel C. Doré, coordonnateur de la sécurité civile. Quatre fois moins de doses seront disponibles (soit environ 111 000), puisque les laboratoires ont dû se concentrer sur la production du vaccin sans adjuvant pour les femmes enceintes. Certains centres ont toutefois pu accumuler les vaccins (non mélangés et réfrigérés) ces deux dernières semaines, qui pourront compenser, selon lui. S'il n'y a plus de doses dans certaines régions, «les centres fermeront en attendant de nouvelles livraisons», annonce le Dr Alain Poirier, directeur national de santé publique.
Les semaines suivantes, le nombre de doses disponibles pourrait doubler : «Nous espérons avoir 800 000 doses. Alors, comme c'est prévu, de nouveaux centres seront ouverts», prévoit le Dr Poirier. La force de la réponse justifie cette augmentation... Plus de 80 % des travailleurs de la santé se sont rendus dans les centres de vaccination la semaine dernière. Ce taux devrait même augmenter, puisque des membres de ce groupe ont attendu cette semaine pour recevoir leur vaccin.
Il faut compter de 7 à 14 jours entre le moment où les vaccins sont «débloqués» par Santé Canada et le moment où ils sont administrés, même s'ils sont produits ici, chez GlaxoSmithKline, à Sainte-Foy. «Il y a tout un processus de surveillance, de normes et de quarantaine à respecter», explique le Dr Poirier. «Ce n'est pas des carottes qu'on livre!» lance-t-il. En plus de devoir être maintenus à une température entre 2 et 8 °C, les vaccins doivent passer les tests. Un processus qui, pour un vaccin habituel, prend près d'un mois.
Au Québec, la distribution du vaccin se fait rondement. Sur les 1,3 million de doses reçues, 700 000 ont été administrées. En Ontario, ce n'est à ce jour que 322 000 sur 2,2 millions de doses.


















