Selon la télévision publique, des travailleurs font entrer à l'usine de fabrication du vaccin au Québec, à l'aide de leur carte d'employé, des membres de leur famille pour qu'ils puissent avoir accès à une clinique spéciale dans l'établissement.
Or, selon Radio-Canada, une entente entre les directeurs de la Santé publique de l'Ontario, du Québec et du gouvernement fédéral stipule que les travailleurs peuvent obtenir un vaccin en priorité, mais il n'est pas fait mention de leurs proches.
Un mécanicien industriel, Patrick Cayouette, interrogé à sa sortie de l'usine, a soutenu devant la caméra qu'il s'agissait d'un privilège accordé aux employés et à leurs proches. Le mécanicien venait d'accompagner sa soeur à la clinique de l'usine.
Pourtant, le directeur national de la Santé publique, Alain Poirier, a réitéré cette semaine qu'il n'y avait pas de «passe-droit autorisé par le ministère de la Santé».
Le président et chef de la direction de GlaxoSmithKline, Paul N. Lucas, se faisait lui-même un devoir, mercredi, d'attendre son tour, reconnaissant qu'il ne fait pas partie des groupes prioritaires.
La compagnie n'avait pas répondu aux questions de Radio-Canada, jeudi.
Pendant ce temps, des membres du personnel médical de l'Hôpital Sainte-Justine, à Montréal, ont réclamé jeudi de pouvoir faire vacciner leurs enfants à l'hôpital, faisant valoir qu'ils devraient sinon s'absenter du travail.
















