Qu'est-ce qu'une clinique de grippe? C'est un centre spécial où les patients avec des symptômes grippaux sont évalués, traités et orientés. Elle peut être placée dans un CLSC, un CSSS, un hôpital, une clinique (privée ou non), mais, généralement, près des lieux de consultation habituels. Ainsi, ceux qui se présenteront à l'urgence avec des symptômes de grippe pourront être dirigés tout près, et n'engorgeront pas le système régulier. «Ces cliniques permettent d'éviter la mixité de la clientèle», explique la Dre Yolaine Galarneau, gestionnaire des services médicaux de première ligne au Québec.
Par rapport à d'autres régions, la Capitale-Nationale est encore épargnée. En date du 4 novembre, l'Agence de la santé et des services sociaux dénote 129 cas, 14 hospitalisations, dont six aux soins intensifs, et aucun décès. «Nos cliniques sont aptes à prendre le volume présent», affirme le Dr Desbiens. «Dès l'instant où on notera une augmentation accrue du nombre de cas, on sera prêts à passer à l'autre modèle», assure Carole Bélanger, coordonnatrice de l'opération de vaccination de la Capitale-Nationale.
Mme Bélanger tient à rappeler aux patients aux prises avec des symptômes grippaux qu'ils ne doivent se présenter à l'urgence qu'en tout dernier recours, selon les critères détaillés dans le Guide autosoins, accessible en ligne sur
pandemiequebec.gouv.qc.ca. Ils doivent d'abord consulter leur médecin de famille ou se rendre dans une clinique-réseau.
Point culminant à venir
Cette semaine, l'Agence de la santé a enregistré une augmentation de 40 % du nombre de personnes qui présentent des symptômes d'allure grippale. «Ce qui nous place au même point qu'au printemps dernier avec la grippe saisonnière», rapporte le Dr Desbiens. «On prévoit qu'il y aura encore des hausses pendant les deux ou trois prochaines semaines, puis nous atteindrons un point culminant», estime-t-il, selon les informations épistémologiques disponibles.
Le haut de la seconde vague de grippe A (H1N1) n'a donc pas encore été atteint. Le Dr Alain Poirier, directeur national de santé publique, appréhende même une troisième vague cet hiver. «Il faut continuer les efforts de vaccination», a-t-il insisté vendredi matin en conférence de presse. «Toutes les personnes vaccinées sont autant de personnes protégées», a-t-il rappelé.

















