Seulement 30 000 doses, comparativement à près de 80 000 cette semaine, seront disponibles dans la région à compter de lundi. Les doses qui n'auraient pas été utilisées pendant les deux premières semaines de vaccination viendront bien sûr pallier un peu le manque qui, rappelons-le, est dû à la production du vaccin sans adjuvant, qui est venue rompre la chaîne de production du vaccin adjuvanté au début du mois.
Comme l'âge moyen des personnes atteintes par la grippe A (H1N1) est de 20 ans, et que les 0 à 19 ans représentent 60 % des cas, l'ASSS a décidé de restreindre le groupe prioritaire des malades chroniques aux moins de 25 ans. Un des parents des malades de moins de 14 ans pourra être vacciné s'il accompagne son enfant. À noter que, jusqu'à 14 ans, il faut le consentement des parents pour obtenir le vaccin.
Toutefois, toutes les personnes immunosupprimées, peu importe leur âge, devraient pouvoir être vaccinées. «Elles seront ciblées et appelées par les hôpitaux qui les suivent habituellement, et seront vaccinées dans ces établissements», a précisé Carole Bélanger, coordonnatrice de l'opération de vaccination de la Capitale-Nationale, en point de presse, vendredi. Ces patients vulnérables n'auront donc pas à se présenter dans la foule des centres de vaccination massive.
Liste établie
Les maladies chroniques admises sont «les troubles cardiaques ou pulmonaires chroniques (dont la dysplasie bronchopulmonaire, la fibrose kystique et l'asthme) assez graves pour nécessiter un suivi médical régulier ou des soins hospitaliers; des états chroniques tels qu'un diabète ou d'autres troubles métaboliques, des troubles hépatiques, rénaux, hématologiques, un cancer en traitement actif, un déficit immunitaire ou une immunosuppression».
On ajoute également à ces cas les personnes qui auraient «des conditions médicales pouvant compromettre l'évacuation des sécrétions respiratoires en augmentant les risques d'aspiration (troubles cognitifs, lésion médullaire, trouble compulsif et troubles neuromusculaires)».
Cette liste, établie officiellement par l'Agence de la santé, peut sembler du charabia au commun des mortels, mais «les malades chroniques connaissent très bien leur condition», a soutenu le Dr Alain Poirier, directeur national de santé publique, plus tôt cette semaine.
Dès aujourd'hui, les femmes enceintes qui doivent recevoir le vaccin sans adjuvant pourront l'obtenir dans les différents centres de vaccination. Ceux qui font partie des groupes prioritaires des dernières semaines pourront encore faire partie des rangs et recevoir leur dose cette semaine.
















