Le capitaine François Melançon, médecin responsable de la vaccination à la base de Valcartier, tenait à préciser certains faits. «On a commencé [la vaccination] en même temps que tout le monde [...] selon les mêmes standards que les civils.»
Ainsi, à partir du 28 octobre, le personnel médical qui travaille sur la base a reçu le vaccin. Il a ensuite été offert aux populations à risque, comme les asthmatiques. Se sont ajoutés les gens essentiels aux missions et ceux qui pourraient y être envoyés. Tout ce beau monde, 4263 personnes, c'est en réalité les deux tiers des militaires de la base.
«Il y a beaucoup de militaires à qui on a offert le vaccin, parce que c'est une base qui bouge beaucoup, on est une base qui fait énormément de missions», justifie le capitaine Melançon. «Les Forces armées canadiennes sont des ressources de dernières instances et font partie des premiers répondants en cas de crise grave», ajoute le porte-parole Alex Maillé. Pensons par exemple à la crise du verglas ou au déluge du Saguenay. Un certain nombre de soldats seront aussi appelés à servir aux Jeux olympiques de Vancouver.
Retour au civil
«Mais ceux qui ne sont pas [vulnérables ou] impliqués directement, ceux-là vont attendre», poursuit le capitaine Melançon. Ils attendront parce que la Défense nationale a retourné 30 000 doses de vaccin qu'elle avait commandées du fédéral, au même titre que les province, pour les offrir à la population civile, qui, dans certains cas, manque de doses.
Mais la Défense nationale n'en avait pas commandé trop. Au départ, «du côté militaire, on a estimé que le vaccin serait bien reçu, d'où notre commande initiale importante», clarifie le capitaine Melançon, alors que du côté civil, les attentes étaient beaucoup plus modestes au départ.
Tous les militaires qui le souhaitent pourront recevoir le vaccin sur la base les mardis et jeudis à compter du 17 novembre.










