Au total, le Québec dénombre huit morts. Ils ont eu lieu dans les régions de Montréal (deux), des Laurentides (un), de la Montérégie (un), de l'Outaouais (trois) et de la Mauricie et du Centre-du-Québec (un). Les autorités de santé publique ont tenu un point de presse samedi matin à Québec pour faire état de la situation.
La Santé publique a précisé que sur ces huit personnes décédées de la grippe A (H1N1), six avaient des conditions médicales sous-jacentes. La moyenne d'âge des personnes atteintes était de 63,9 ans.
Dans la région de la Capitale-Nationale, bien que l'Agence de la santé et des services sociaux ne dénombre aucun mort, elle compte maintenant deux nouvelles hospitalisations, portant le nombre total à 16. L'ouverture d'une clinique de grippe n'est donc toujours pas au programme dans la région, même si 26 cliniques s'ajouteront demain partout ailleurs au Québec.
Le virus progresse
Lors du point de presse, le Dr Arruda a réitéré que le virus touche les 14 régions du Québec. Même si la seconde vague n'atteindra pas son sommet avant la deuxième ou troisième semaine de novembre, la hausse des décès et des hospitalisations indique que le virus poursuit sa propagation.
Au cours des 24 dernières heures, 78 nouveaux malades ont été hospitalisés, dont 10 sont aux soins intensifs. Ces derniers ont en moyenne 43,4 ans.
Au cours des sept derniers jours, 398 personnes ont été hospitalisées, portant le nombre total de cas confirmés à 579 depuis le 30 août. La région de la Montérégie est la plus touchée avec 216 personnes hospitalisées. L'âge moyen de ces personnes est de 27,3 ans.
Le pourcentage de consultations pour des symptômes grippaux est aussi passé de 6 à 16 %, comme l'a mentionné la Dre Yolaine Galarneau de la Santé publique. «Mais le virus n'a pas changé. Il est toujours contagieux, mais peu virulent», a-t-elle assuré.
À l'aube de la troisième semaine de vaccination massive, près d'un million de Québécois ont déjà été vaccinés. «La campagne de vaccination se déroule à un bon rythme», a affirmé le ministre de la Santé, Yves Bolduc. Il a tenu à souligner la contribution des équipes de santé et des services sociaux et a également remercié les bénévoles.
«Une opération d'une telle ampleur est le fruit de leur collaboration», a-t-il mentionné.
Le ministre a invité à nouveau toute la population à se faire vacciner, mais au bon moment. Il a tenu à réitérer l'importance de respecter la séquence prévue pour les groupes les plus vulnérables, malgré une nouvelle controverse dans la région de Montréal.
Le quotidien The Gazette a révélé samedi matin que 200 donateurs de l'Hôpital juif de Montréal ont eu droit au vaccin avant les groupes prioritaires. «Nous n'avons accordé aucun passe-droit», a précisé le ministre de la Santé.
Quant aux inquiétudes des personnes de 65 ans et plus souffrant d'une maladie chronique, non considérées comme dans une catégorie vulnérable, les autorités se sont montrées rassurantes. Si les impacts de la grippe sur certains sous-groupes advenaient à changer, la Santé publique n'hésiterait pas à réajuster sa séquence.














