Vaccination: changement de directives à Québec

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Grippe A (H1N1)

[ Santé ]

Grippe A (H1N1)

Toute l'actualité sur la grippe A (H1N1), de même que ses impacts, tant dans la capitale et l'Est du Québec qu'ailleurs au pays et dans le monde. »

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Dr Alain Poirier, directeur national de la Santé... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Dr Alain Poirier, directeur national de la Santé publique

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

Yves Therrien
Le Soleil

(Québec) Changement de directives pour la région de Québec mardi matin, car après la confusion de lundi, les centres de vaccination reviennent à la directive de base: on vaccinera les malades chroniques âgés de 5 à 64 ans, non pas seulement ceux de 5 à 24 ans.

Le changement de cap a adopté en raison du faible taux de vaccination en fin de semaine, alors que les autorités pensaient manquer de vaccins si on ouvrait les portes à tout le groupe visé.

Toutefois, lors du point de presse des autorités de la santé, en fin de journée lundi, le Dr Alain Poirier n'avait pas d'explication quant au faible taux de participation dans les centres de vaccination alors que c'était la cohue au début de la semaine.

Disparités régionales

Il n'est pas question d'avoir des directives identiques pour chacune des régions, même si la diffusion des informations peut causer des incompréhensions à cause des disparités régionales.

«Chaque région agit en fonction des clientèles à risque sur son territoire, mais selon des variables qui lui sont propres et en fonction des doses reçues, affirme le Dr Poirier. On peut avoir certains problèmes, mais on apporte aussi les ajustements» comme le retour à la consigne initiale pour le secteur de Québec.

Environ 10 % de la population a été vaccinée, rappelait-il. Dimanche soir, 870 251 personnes avaient été vaccinées. Si, cette semaine, les efforts touchent les malades chroniques de moins de 65 ans, la semaine prochaine, la clientèle visée sera les jeunes de 5 à 19 ans et les malades chroniques de plus de 65 ans.

Quant aux cas d'allergie grave, le taux est de 1,5 cas par 100 000 doses, soit le même qu'avec le vaccin pour la grippe conventionnelle. En ce qui concerne les visites dans les urgences, la Dre Yolaine Galarneau parle d'un volume actuel de 10 000 visites par jour de gens qui consultent pour des problèmes respiratoires, mais tous n'étant pas liés à la grippe A (H1N1). Elle soulige que 29 cliniques pour la grippe sont ouvertes dans huit régions et que quatre autres régions ouvriraient les leurs sous peu. «Dans les régions où ce n'est pas fait, dit-elle, c'est que les urgences et les cabinets privés suffisent à la tâche. Ailleurs, il faut en ouvrir pour éviter la mixité des problèmes dans les urgences et s'occuper des cas de grippe ailleurs.»

Dans les écoles, le nombre d'établissements où le taux d'absentéisme atteint 10 % ou plus est passé de 291 à 622 dans la dernière semaine, mais il n'est question de fermeture nulle part, soutient Michel C. Doré, de la Sécurité civile.

Les trois représentants des autorités de la santé ont rappelé chacun leur tour la nécessité pour les gens de visiter le site pandemie

quebec.gouv.qc.ca, car c'est le seul endroit où les informations peuvent être mises à jour rapidement. «Avant d'aller se faire vacciner, les gens devraient vérifier si les directives n'ont pas changé dans leur région», insistait le Dr Poirier.

En ce qui concerne le nombre de décès depuis le début de la deuxième vague, en août, il y en a 10, mais les personnes décédées avaient une maladie chronique sous-jacente. Un 11e cas est à l'étude. Le nombre d'admissions dans les hôpitaux est de 120 par jour et montre une croissance du nombre de cas.

Dans la région de Lévis, des centres de vaccination sont fermés jusqu'à mercredi à cause du manque de vaccins. Le Dr Poirier pense que la même chose pourrait arriver ailleurs tant que le rythme de réception de vaccins n'atteindra pas le rythme de 800 000 doses par semaine.

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