Transport scolaire et vaccin: une idée toujours au neutre

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Grippe A (H1N1)

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Grippe A (H1N1)

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Le ministre de la Santé veut que les... (Photothèque Le Soleil)

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Le ministre de la Santé veut que les écoles préparent un plan pour conduire les élèves vers les centres de vaccination, mais aucune commission scolaire de la région n'a eu d'échanges formels à ce sujet.

Photothèque Le Soleil

Daphnée Dion-Viens
Le Soleil

(Québec) Transporter les élèves par autobus au centre de vaccination peut représenter tout un casse-tête logistique, affirment les commissions scolaires de la région, qui sont toutefois prêtes à mettre la main à la pâte. Mais encore faut-il qu'on leur en fasse la demande.

Vingt-quatre heures après que le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a affirmé que les écoles mettront en branle un plan pour transporter les élèves vers les centres de vaccination, aucune des trois commissions scolaires n'avait eu d'échanges formels à ce sujet avec les autorités hier, en fin de journée. «Nous n'avons eu aucun contact avec la Santé publique. C'est complexe à mettre en place, mais on ne peut pas identifier ce que ça représente si on ne sait pas ce qu'on nous demande», a indiqué France Michon, directrice générale adjointe à la commission scolaire des Découvreurs.

Même son de cloche à la Capitale et aux Premières-Seigneuries. Dans cette commission scolaire qui couvre l'ouest de Québec, on a toutefois commencé à étudier ce scénario. Une telle opération est possible mais doit être réglée au quart de tour, affirme le secrétaire général, Jean-François Parent. «Ça prend vraiment une bonne planification avec les centres de vaccination pour ne pas qu'il y ait de temps d'attente», a-t-il répété à plusieurs reprises.

Puisque des élèves prennent aussi l'autobus pour retourner à la maison pendant l'heure du midi, le transport scolaire ne serait disponible à certains endroits que pendant une assez courte période de temps.

Autorisation des parents

Côté logistique, la direction devra aussi s'assurer d'obtenir l'autorisation des parents. Du personnel devra rester à l'école pour surveiller les enfants à risque qui auraient déjà été vaccinés ou ceux dont les parents s'opposent à la vaccination.

Des questions se posent aussi pour la maternelle. «Est-ce qu'un jeune enfant ne serait pas plus rassuré s'il allait se faire vacciner avec ses parents plutôt qu'avec une enseignante pour 20 enfants? C'est une question qui nous préoccupe», ajoute Jean-François Parent.

Reste aussi la question des coûts. Qui ramassera la facture pour le transport scolaire? En point de presse hier, le directeur national de santé publique, le Dr?Alain Poirier, a affirmé que la question sera bientôt réglée. «Des rencontres ont lieu actuellement entre le ministère de l'Éducation et le ministère de la Santé. Ça va bon train», a-t-il indiqué.

À l'Agence de la santé de la Capitale-Nationale, on affirmait toujours hier que l'hypothèse du transport scolaire était «extrêmement sérieuse». «Au niveau logistique, il faut s'assurer d'amener les enfants à des heures très précises. On ne veut pas que nos vaccinateurs les attendent les bras croisés», explique le porte-parole Pierre Lafleur.

Plus de détails seront donnés en début de semaine prochaine, a-t-il ajouté. Dans la région, la vaccination des enfants de 5 à 17 ans est prévue à partir du 23 novembre.

Différent sur la Rive-Sud

À la commission scolaire des Navigateurs, sur la Rive-Sud, la situation est différente, puisque les enfants de 5 à 12 ans peuvent se faire vacciner depuis hier. «Le transport scolaire n'est pas vraiment envisagé pour le primaire», a affirmé Denise Dubois, directrice générale ajointe.

Au secondaire, l'option n'est pas écartée. «On va regarder le meilleur scénario possible avec la Santé publique, ajoute-t-elle. Si c'est la meilleure solution, on va le faire.»

Avec la collaboration de Valérie Gaudreau

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