D'après les données les plus récentes du ministère de l'Éducation, près du cinquième des écoles québécoises, soit 622 sur 3428, affichaient la semaine dernière des taux d'absentéisme dû à la grippe supérieurs à 10 % des élèves. Il s'agissait alors du double de la semaine précédente.
Dans certaines régions, cette proportion atteignait même le tiers des établissements : 41 % (46/112) en Abitibi-Témiscamingue, 32,5 % en Outaouais (54/166) et 31 % (56/181) dans Lanaudière. Les régions de Québec (11/249) et de la Chaudière-Appalaches (15/260) étaient encore épargnées, cependant.
Nombreux avantages
En présumant que le virus a encore progressé depuis la semaine dernière, et en tenant compte du temps qu'il faudra pour inoculer tous ces gamins et des 10 à 14 jours qu'il faut pour que le vaccin donne une pleine immunité, on peut se demander si la vaccination des 5 à 19 ans n'arrive pas un peu tard.
Le Dr Arruda admet que les autorités n'ont pas ou peu de contrôle sur les quantités de vaccins qui arrivent et sur la circulation du virus, mais il rappelle qu'«on a devancé la vaccination par rapport à ce qui était prévu au départ, soit de commencer le 15 novembre».
Et il demeure convaincu qu'il y a encore de grands avantages à vacciner, même dans les écoles où le virus est déjà très présent. «C'est vrai que ça circule dans les écoles, dit-il, mais ce n'est pas tout le monde dans l'école qui va l'attraper cette fois-ci, notamment parce que si on applique de bonnes mesures d'hygiène et de prévention, certaines personnes ne l'attraperont pas. Mais le virus va revenir soit à la prochaine saison, soit lors d'une troisième vague, d'où l'importance de poursuivre nos efforts.»














