Oui, les autorités de santé de la ville privilégient toujours l'idée d'amener les écoliers directement vers les centres. Mais la façon de s'y prendre est toujours à l'étude.
L'Agence de la santé rencontre ce matin la direction régionale du ministère de la Santé et les commissions scolaires. Elle devrait fournir toutes les réponses d'ici lundi.
Pendant ce temps, les plans ont été modifiés à Québec jeudi matin alors que la séquence de vaccination a été élargie aux jeunes de 5?à 19 ans, un groupe qui était initialement prévu dans la semaine du 23 novembre.
Cette décision surprise a été rendue possible en raison d'une faible affluence dans les centres de Québec. Les groupes annoncés, dont les malades chroniques et les proches des personnes immunosupprimées, ne se sont pas présentés aussi nombreux que prévu ces derniers jours. Résultat : malgré un nombre de doses restreint, il restait encore des vaccins à administrer.
Une bonne nouvelle, donc, pour les jeunes, qui peuvent bénéficier dès maintenant du vaccin. Mais un nouveau contexte qui ajoute à l'arrimage déjà complexe du transport des écoles vers les centres. Le fait que la vaccination soit déjà offerte aux 5 à 19 ans obligera en outre un tri entre les élèves déjà vaccinés et ceux qui ne le sont pas.
«C'est vrai que c'est plus compliqué qu'on pouvait le penser», a indiqué Michel Fontaine en marge d'un point de presse sur la vaccination, jeudi, à l'Université Laval. «Ce n'est pas simple, surtout que la semaine prochaine, il y a des congés pédagogiques dans certaines écoles.»
M. Fontaine se questionne aussi sur les petits de la maternelle et de la première année. «À cet âge-là, c'est encore des bébés. Plusieurs parents aimeraient mieux aller eux-mêmes faire vacciner leur enfant.»
Si l'idée de transporter les élèves est toujours au programme, il est toutefois possible qu'elle soit modifiée. «On pourrait par exemple se concentrer sur les jeunes du secondaire», a notamment avancé M. Fontaine.
Il évoque aussi la possibilité que des infirmières puissent se déplacer dans les écoles plus populeuses, comme les polyvalentes. «Mais encore là, il faut s'assurer d'avoir tout l'équipement, comme les ordinateurs sécurisés pour les données.»
Il y a aussi la conservation des vaccins, obligatoire pour éviter le gaspillage. Une fois sur le terrain, un vaccin a une durée de vie de 24?heures.
Autre scénario étudié : fermer pour quelques jours l'un des quatre centres de Québec, qui serait réservé aux élèves, et conserver ouverts les trois autres pour la population en général.
L'idéal, explique M. Fontaine, serait d'avoir un centre réservé aux jeunes issus des plus petites écoles, en plus de vacciner dans les écoles plus grandes. «Si on était capable d'avoir les deux, ce serait tant mieux», a poursuivi le pdg de l'Agence.
Bolduc garde le cap
Cette diversité dans la mise en oeuvre de la vaccination des élèves d'une région à l'autre n'est pas surprenante. Elle est en fait partie intégrante de la stratégie du ministère de la Santé. Lors d'une conférence de presse sur la grippe A (H1N1) jeudi, le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a en effet confirmé que le transport des jeunes vers les grands centres est la solution «la plus efficace». Mais il laisse à chaque région le soin de décider comment faire. «Chaque commission scolaire va faire son propre plan», a indiqué le ministre.
Le coordonnateur gouvernemental en sécurité civile, Michel C. Doré, a pour sa part affirmé qu'une conférence téléphonique a eu lieu jeudi matin avec les directions de toutes les commissions scolaires du Québec. «Les parents recevront par leur commission scolaire une information très ciblée pour les informer de la faisabilité ou non de ces modalités de transport», a-t-il confirmé.
De leur côté, les commissions scolaires de la région de Québec confirment qu'elles ont reçu jeudi avant-midi la demande du ministère de la Santé, mais les détails de cette opération restent à préciser dans les prochains jours. Sur la Rive-Sud, la commission scolaire des Navigateurs réitère qu'aucun transport ne sera organisé pour les élèves du primaire. Cette option est toutefois à l'étude pour le secondaire.
Avec la collaboration de Daphnée Dion-Viens














