Les autorités de la santé publique ont profité du point de presse d'hier pour confirmer la fermeture des centres de vaccination de Québec à compter de ce soir, vu la rupture de stocks. La prochaine livraison permettra une réouverture mercredi. Malgré tout, croient-elles, la vaccination va rondement et toutes les doses sont «réparties de façon équitable» partout au Québec.
En réponse aux vives réactions soulevées par la vaccination ciblée des jeunes de 5 à 19 ans dans les prochains jours, avant celle des 65 ans et plus, le directeur à la protection de la santé publique, le Dr Horacio Arruda, a soutenu que la stratégie se faisait sur une base épidémiologique solide. Il a cité que 53 % des cas hospitalisés venaient de ce groupe d'âge.
Dans les jours à venir, les autorités de la santé publique préciseront quels groupes de la population pourraient avoir accès aux quelques milliers de doses de vaccin sans adjuvant, au préalable réservées aux femmes enceintes. Des tests devront déterminer sur quel groupe il connaît de meilleurs résultats, avant d'aller de l'avant avec une vaccination à grande échelle.
Libre choix
Le Dr Bolduc a refusé de dire s'il recommandait aux parents d'enfants ou d'adolescents d'âge scolaire de les faire vacciner dans un centre de vaccination ou d'attendre que la commission scolaire de leurs enfants organise le transport entre l'école et le centre de vaccination. «C'est au choix des parents», s'est-il contenté de répondre. «Un moyen ou l'autre peut leur simplifier la vie.»
Questionné sur le passe-droit accordé à des proches d'infirmières en Haute-Côte-Nord qui avaient reçu le vaccin après que deux d'entre elles eurent apporté des doses à la maison en début de campagne de vaccination, le ministre de la Santé a déploré la situation, précisant qu'il fallait toutefois éviter de «se lancer dans une chasse aux sorcières».
«On ne peut pas dévacciner les gens et revenir en arrière, a-t-il plaidé. On a demandé une enquête, et toute la lumière sera faite. Maintenant, on regarde de l'avant.»












