Aux Galeries de la Capitale, comme dans les autres centres commerciaux qui accueillent le «vrai» père Noël, le distributeur de Purell est visible à l'entrée de son Royaume, de même qu'à la sortie. De plus, les bisous mouillés sont interdits. L'entretien du costume sera d'autant plus rigoureux, de même que celui des gants, changés plusieurs fois par jour.«Bien sûr, le père Noël ne repoussera aucun enfant, rassure Julie Grenier, des Galeries de la Capitale. On comprend qu'il y a certaines craintes et on se fie au gros bon sens des gens.» Donc, petits grippés ou enrhumés, le père Noël pourrait décider de vous recevoir... quand vous serez en santé.
À l'Association des pères Noël de la province de Québec, on prend aussi la grippe A (H1N1) au sérieux. L'Association, fondée il y a plus de 50 ans par Henri Paquet et toujours dirigée par l'homme de 76 ans, vend et loue des costumes et offre les services d'animation. Le service du père Noël en personne. On applique les mêmes principes que dans les centres commerciaux. «On n'a pas peur, mais on fait attention. On exige le Purell, les papiers mouchoirs toujours disponibles et une poubelle avec un couvercle. Si on constate qu'un enfant a l'air malade, on peut refuser de le recevoir.»
Henri Paquet précise qu'environ 30 % de ses 200 personnificateurs sont vaccinés... s'ils faisaient partie d'un groupe cible. Le père Noël des Galeries, dimanche, adulte ordinaire, en santé, n'était pas vacciné. «Il le sera à son tour», confirme Julie Grenier. «Ce sera un aussi beau Noël cette année, conclut M. Paquet, si tout le monde fait son effort. Ho-ho-ho!»












