«On a plusieurs indicateurs qui nous aident à [suivre l'évolution de la grippe dans la population] et la majorité indiquent que l'activité grippale a diminué. Il n'y a plus d'ascension, au contraire», a indiqué le Dr Poirier, lundi, lors de son point de presse quotidien, sans toutefois chiffrer ses dires.
Si l'on se fie aux statistiques sur les hospitalisations liées à la grippe, en tout cas, le recul est spectaculaire : après avoir atteint un sommet dans les semaines du 8 au 14 novembre (695 cas hospitalisés au Québec) et du 15 au 21 novembre (665 cas), le nombre d'hospitalisations a chuté à 262 au cours des sept derniers jours.
Le taux d'absence constaté dans les écoles suggère la même chose. Selon les données du ministère de l'Éducation, seulement 48 écoles sur les 3428 de la province, ou 1,4 %, ont constaté un taux d'absence supérieur à 10 % chez leurs élèves en raison de la grippe la semaine dernière, contre 215 écoles la semaine précédente et 540 deux semaines avant.
Malgré cela, le Dr Poirier avertit que «ce virus-là, ce qu'il aime particulièrement, c'est la température froide. Alors même si l'actuelle vague de H1N1 est en train de prendre une pente descendante [...], on va encore avoir des cas hospitalisés et aux soins intensifs».
Sommet
Les vagues de grippe «normale», a-t-il rappelé, atteignent habituellement leur sommet en janvier et en février.
Le directeur de Santé publique a également souligné que la vaccination était désormais ouverte à tous dans l'ensemble du Québec, et que les derniers groupes ciblés auraient tort de se croire invulnérables sous prétexte qu'Environ 37 % des cas de grippe qui ont nécessité une hospitalisation faisaient partie des 20 à 60 ans, a-t-il martelé, ainsi que 40 % des décès. Le Dr Poirier admet que ces proportions sont inférieures au poids démographique de ce (vaste) groupe d'âge, soit environ 55 %, mais ces données démontrent tout de même selon lui que personne n'est invulnérable.
Les deux plus récents décès causés par la grippe A (H1N1), d'ailleurs, étaient des gens au début de la cinquantaine qui n'avaient «aucune condition sous-jacente», a souligné le Dr Poirier.












