Selon le journal français Les Échos, la Suède serait la grande championne de la vaccination avec 61 % de sa population qui avait été vaccinée la veille de Noël et le tiers des 39 % restants qui disait souhaiter recevoir le vaccin, des chiffres à peine plus élevés que ceux enregistrés au Québec.
Ailleurs, la situation est beaucoup moins rose alors que l'Allemagne n'a vacciné que 5 % de sa population, la France à peine 8 % et le Royaume-Uni, seulement 6 %. La campagne de vaccination britannique s'adresse cependant uniquement aux 11 millions de personnes à risque.
Au Japon, la campagne de vaccination a également débuté très lentement, mais il faut toutefois préciser que les injections y sont payantes et qu'elles se font sur réservation dans certaines cliniques.
Au Canada
À l'échelle canadienne, le Québec fait également figure de leader alors que seuls les trois territoires et les petites provinces comme le Nouveau-Brunswick, avec 65 %, l'Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador surpassent les 55 % de la Belle Province.
Suzanne Péloquin, directrice adjointe aux ressources humaines et responsable du service des communications au Centre de santé et services sociaux de la Vieille-Capitale, avoue que la belle performance du Québec dans le monde pourrait paraître surprenante à première vue.
«Il ne faut pas oublier qu'au départ, seulement 20 % de la population souhaitait se faire vacciner alors qu'aux dernières nouvelles, le pourcentage de la population qui avait déjà été vaccinée au Québec dépassait le pourcentage de la population qui disait souhaiter se faire vacciner, un taux qui tourne autour de 50 %», signale-t-elle.
Preuve d'altruisme
Mme Péloquin attribue à l'altruisme et à la conscience sociale des Québécois davantage qu'à la peur la réussite de la campagne de vaccination qui avait pourtant connu quelques ratés qui ont ensuite été corrigés par une prolongation des heures de vaccination et le fait de favoriser la vaccination en milieu scolaire et en centre d'hébergement.
«Ce que je percevais lors de mes visites dans les centres de vaccination, c'est que les gens n'avaient pas nécessairement peur d'attraper la grippe A (H1N1) mais qu'ils ne souhaitaient surtout pas en être des vecteurs en la transmettant à des personnes à risque comme les enfants, les adolescents et les personnes souffrant de maladies chroniques», explique-t-elle.
Elle souligne également le pourcentage élevé de travailleurs du réseau de la santé québécois à avoir opté pour la vaccination alors qu'en Europe, la plupart des médecins et des infirmières ne se font pas vacciner. «Ici, c'est 95 % du personnel médical qui a reçu le vaccin, deux fois pour la grippe saisonnière», conclut-elle.













