«Je ne peux pas prétendre être son ami. J'aurais aimé l'être, mais je perds un mentor», a déclaré le maire, en précisant qu'il avait commencé à côtoyer M. Pelletier lors de la campagne électorale de 2007.
«Nous nous étions rencontrés chez Gilles Lamontagne», rappelle-t-il. Unis par leur destin politique, les trois hommes, ainsi que l'ex-maire Jean-Paul L'Allier, ont par la suite continué de se fréquenter.
«Nous lui avons souvent rendu visite au cours des derniers mois, et il n'a jamais caché sa maladie. Il m'informait régulièrement de son état de santé», a expliqué
M. Labeaume, soulignant qu'il s'était assuré de faire passer de bons moments à M. Pelletier au crépuscule de sa vie.
«Je me souviens du spectacle de Charles Aznavour sur les plaines d'Abraham. Il semblait soulagé, il relaxait, il prenait un verre et il chantait avec Aznavour!», se souvient-il, ajoutant que l'ex-maire lui avait ensuite fait parvenir une lettre démontrant son appréciation.
«Vous êtes d'une générosité qui me rend mal à l'aise», avait-il écrit à son successeur. «Il était de la génération des gens qui écrivent, et il écrivait de belles choses. Comme cette carte de Noël où il me souhaitait bonne chance pour novembre prochain en précisant qu'il ne serait pas là, mais qu'il me regarderait d'en haut!»
De bons conseils
Régis Labeaume a décrit Jean Pelletier comme un passionné de Québec qui adorait discuter des dossiers de la Ville. «Il me disait toujours : Monsieur le maire, je vais mourir vivant!», se souvient-il.
«Encore récemment, il a trouvé le moyen de me donner de bons conseils. Jusqu'à la dernière minute, il a aidé l'administration à régler des problèmes», poursuit le maire Labeaume, soulignant que Jean Pelletier n'avait jamais agi de façon paternaliste ou tenté de jouer à la belle-mère.
Il a également salué les réussites de son prédécesseur comme la bibliothèque Gabrielle-Roy, l'inscription du Vieux-Québec au patrimoine mondial de l'UNESCO et la création de l'Association internationale des maires francophones. «Il a fait beaucoup pour amener Québec dans la modernité.»
Le maire de Québec a également déclaré qu'il allait se souvenir de Jean Pelletier comme d'un homme d'une intelligence supérieure, un politicien autoritaire et très résolu, mais doté d'une grande sensibilité. «C'est peut-être ce que la population ne connaissait pas de cet homme-là. Il comprenait le citoyen de Québec plus qu'on peut le penser.»












