«8 septembre - Tout est trop calme soudainement. Rien de nouveau si ce n'est le régiment de Guyenne [commandé par de Bougainville] qui se rend au Cap Rouge par crainte d'une descente des ennemis dans cette partie du fleuve. M. Devergor surveille en permanence les environs du Foulon avec moins de 150 hommes. Le fils de M. Lafontaine est en poste à l'anse des Mères [Cap-Blanc] avec 15 ou 20 hommes. Voilà tout le monde que nous avons dans les endroits qui, selon moi, sont les plus exposés.»
«9 septembre - Dès le matin, le régiment de Guyenne est revenu prendre son poste à la redoute du passage, après avoir passé la nuit aux environs du Cap Rouge sans possibilité de se mettre à l'abri de la pluie battante.»
«Les batteries anglaises ont recommencé à tirer à partir de la Pointe de Lévy.»
«10 septembre - Nous venons d'apprendre que les ennemis embarquent du bois dans leurs vaisseaux qui sont dans le haut du fleuve. Ils vont et viennent incessamment depuis la Pointe aux Trembles jusqu'à Sillery. On dit aussi qu'ils embarquent de l'artillerie à la Pointe de Lévis.»
(Source : Journal du siège de Québec 1759, présenté et annoté par Aegidius Fauteux, adapté par Louis-Guy Lemieux)











