«M. Bellemare n'a pas soulevé avec moi la question d'influences indues sur la nomination des juges» a affirmé M. Charest en point de presse en fin d'après-midi. Il a nié catégoriquement avoir demandé à son ancien ministre «d'accepter la nomination d'une personne parce qu'il était sous pression de qui que ce soit».
Le premier ministre a précisé qu'il croise Franco Fava «deux ou trois fois par année, dans le contexte d'événements du parti».
«M. Bellemare laisse entendre que Franco Fava est une connaissance à moi, un ami personnel, et qu'il exerce sur moi une influence indue. Cela est faux. Je ne suis pas un proche de M. Fava. Je connais M. Fava. Je ne l'ai jamais reçu dans mon bureau, et il n'a pas d'accès privilégié.»
À titre d'exemple, Jean Charest a nié l'affirmation de Marc Bellemare qui a soutenu que Fava l'accompagnait le soir des élections de 2003. «Cela est également faux.»
Pas de commentaires tous les jours
M. Charest a précisé qu'il n'a pas l'intention de faire des commentaires tous les jours, mais qu'il interviendra lorsqu'il le jugera nécessaire. «Je ne voulais pas laisser flotter une information comme celle-là sans que les Québécois puissent entendre directement, de ma bouche, que jamais je n'ai été, ni moi ni le gouvernement, l'objet d'influences indues. C'était important de le réaffirmer à la première occasion.»
Interrogé sur la rencontre du 2 septembre 2003, au cours de laquelle Marc Bellemare affirme l'avoir prévenu des pressions de Fava, M. Charest a eu la réponse suivante: «On est en train de vérifier. J'ai déjà eu l'occasion d'affirmer que jamais M. Bellemare n'a soulevé cette question-là d'une part, et encore moins qu'il y avait des pressions qui venaient d'influences indues. Alors, de toute évidence, c'est pas une chose dont je peux me souvenir puisque ça n'a pas eu lieu».




















