Au moment du séisme, M. Rouzier se trouvait dans sa maison de Port-au-Prince avec sa femme, sa belle-soeur et son beau-frère, Georges Anglade, qui a enseigné à l'Université du Québec à Montréal pendant plus de 30 ans.
La maison s'est écroulée. M. Rouzier, M. Anglade et sa femme, Mireille, n'ont pas réussi à se sauver et sont restés coincés, vivants, sous les décombres. Mais les voisins n'ont pas réussi à les extirper. Les deux hommes et la femme sont morts sans être secourus.
Seule la femme de Philippe Rouzier, Marie-Lise Neptune, a réussi à s'en tirer. «Elle va bien, je lui ai parlé ce matin. Elle n'est pas blessée», a confirmé hier après-midi au Soleil sa nièce, Pascale Anglade, qui est la fille de Georges Anglade.
Philippe Rouzier avait enseigné quelques années à l'économie à l'Université Laval dans les années 70. L'ancien résidant de Sainte-Foy était reparti dans son pays d'origine au début des années 80, quelques années avant la chute de Duvalier.
«Il trouvait qu'il serait plus utile en Haïti qu'au Québec», se souvient son ami Adrien Chavannes, président de l'association haïtienne de Québec. «C'était quelqu'un de très engagé.»
Au début des années 90, Philippe Rouzier avait fait partie de l'équipe économique de l'ancien président haïtien Jean-Bertrand Aristide. Depuis quelques années, il travaillait comme conseiller pour le Programme des Nations unies pour le développement en Haïti.
Lors de son dernier voyage dans son pays natal, le consul honoraire d'Haïti à Québec, Jean Moisset, avait vu son ami Philippe Rouzier dans un colloque. «Il avait l'air très en forme, se souvient-il. C'est vraiment une grande perte.»
















