«Si cela a pris tant de temps, c'est qu'il fallait trouver une façon d'assurer la sécurité dans les succursales bancaires qui seront ouvertes», a expliqué jeudi l'ambassadeur de Port-au-Prince, Gilles Rivard.
«Il est très important que les banques ouvrent, car il y a beaucoup de gens qui ont les moyens d'acheter de la nourriture et qui n'auraient pas besoin de l'aide internationale», poursuit-il.
Depuis le séisme, il était presque impossible de transférer de l'argent en Haïti, les banques étant toutes fermées pour des raisons de sécurité, tout comme les services de transferts monétaires comme C.A.M. et Western Union.
Le dollar américain était devenu roi à Port-au-Prince, la plupart des établissements encore opérationnels exigeant d'être payés comptant et refusant carte de débit et de crédit.
Cette situation a d'ailleurs causé depuis une semaine de gros maux de tête à de nombreux étrangers en visite à Port-au-Prince.
Cohue prévue
Jean-Louis Voileau, un employé du service de marketing d'une filiale de la société bancaire Unibank, samedi.
«Nous ne savons pas encore quelles succursales seront ouvertes, mais celle où je travaillais est complètement écrasée. Une chose est certaine, on attend beaucoup de gens, et toutes les succursales ouvertes seront bondées», conclut-il.



















