«Je suis ici depuis deux jours et ce que je constate, c'est qu'il faudrait que tout soit mieux organisé. Il devrait y avoir des postes de distribution d'eau et des postes de distribution de nourriture», explique l'homme politique américain en entrevue avec Le Soleil.
«La façon dont ça se passe actuellement, ce sont des gens qui arrivent en camion et qui lancent les vivres à la population et il y a souvent du pillage», poursuit-il.
Accompagné de l'une de ses filles et de l'un de ses fils, le révérend Jackson racontait aussi s'être rendu dans les collines qui bordent la capitale haïtienne.
«Dans les collines, ils continuent de creuser avec des pelles mécaniques pour trouver des cadavres et des survivants. Ce qui est malheureux, c'est qu'aucune aide humanitaire n'est encore arrivée là-bas. Il y a un besoin pressant d'une action immédiate», poursuit-il.
Pour l'homme politique américain, la reconstruction d'Haïti pourrait être une belle occasion de sortir ce pays de la misère. «Haïti était déjà très pauvre, mais maintenant il y a tellement de travail à faire. Donnez-leur des emplois pour qu'ils puissent gagner leur vie!» a-t-il lancé.
Toujours populaire
La présence de Jesse Jackson à l'hôtel Plaza de Port-au-Prince n'est pas passée inaperçue, plusieurs personnes demandant d'être photographiées avec celui qui a été, avant Barack Obama, le premier Noir à remporter une primaire à l'investiture du Parti démocrate.
«J'avais toujours voulu le rencontrer», explique Maurice Brighthop, un ambulancier paramédical américain. «Nous l'aimons beaucoup, il est très sage. Chaque fois que le pays était en situation de crise, M. Jackson venait à Haïti. Il est notre partenaire et nous lui faisons confiance», terminent Eugène Foscard et Paul Lucien, deux étudiants universitaires.




















