Le premier ministre a fait cette déclaration dans une courte entrevue à La Presse Canadienne alors qu'il sortait d'une réunion de moins d'une heure avec des ministres canadiens, à Ottawa.
Il effectue ce voyage pour participer à une conférence internationale qui se tient lundi à Montréal; conférence qui a pour but de préparer des plans de reconstruction.
Haïti a été dévasté par un violent séisme, le 12 janvier dernier.
M. Bellerive dit que les partenaires auxquels il a parlé jusqu'à maintenant comprennent le désir qu'il exprime. Il a l'intention, au cours de la conférence de lundi, d'expliquer quels sont les besoins et les priorités des Haïtiens.
Quant à obtenir un quelconque engagement concret de cette réunion que le Canada organise et que le ministre canadien des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, présente comme étant très préliminaire, le premier ministre haïtien préfère attendre que la conférence passe pour voir si elle accouche de quelque chose de concret.
Sont attendus à cette conférence, en plus des ministres canadiens, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner et la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.
Jean-Max Bellerive devait rencontrer le premier ministre Jean Charest à son arrivée à Montréal dimanche soir.
À Ottawa, il a eu un entretien avec le premier ministre Stephen Harper avant de tenir une courte réunion avec les ministres Cannon, Jason Kenney et Bev Oda. Ces deux derniers détiennent les portefeuilles de l'immigration et de la Coopération internationale.
Le nombre de victimes canadiennes s'établit maintenant à 19 en Haïti. Dans la région touchée, 213 Canadiens manquent toujours à l'appel et 1948 Canadiens ont été localisés. Depuis le début de l'intervention, 2327 ressortissants ont été évacués, une soixantaine de personnes patientent toujours.
150 000 morts
Par ailleurs, le bilan du tremblement de terre du 12 janvier en Haïti s'élève à au moins 150 000 morts à Port-au-Prince et dans les environs, a annoncé dimanche le gouvernement, citant le nombre de cadavres retrouvés à ce jour. Des milliers d'autres personnes ont été tuées ailleurs dans le pays ou sont encore ensevelies sous les ruines dans la capitale.
L'évaluation, a précisé à l'Associated Press la ministre des Communications Marie-Laurence Jocelyn Lassègue, se fonde sur le décompte des corps effectué par la société publique du Centre national des équipements (CNE), qui collecte les cadavres et les enterre dans une fosse commune creusée au nord de Port-au-Prince. Le chiffre ne comprend pas les milliers de personnes décédées à Jacmel, sur la côte sud, ou les victimes enterrées par leurs proches.
Le bilan total du séisme avoisine les 200 000 morts, selon les estimations des autorités haïtiennes citées par la Commission européenne. Mais «personne ne sait combien de corps sont ensevelis sous les décombres. 200 000? 300 000? Qui sait quel est le nombre total de morts?», a souligné Mme Lassègue.
Les Nations unies estiment qu'environ 609 000 personnes sont sans abri dans la capitale et ses environs, et que jusqu'à un million pourraient quitter les villes détruites du pays pour des zones rurales déjà extrêmement pauvres. Jusqu'à 200 000 des deux millions d'habitants de Port-au-Prince ont déjà fui la capitale, selon l'Agence américaine pour le développement international.
Avec Associated Press














