Il y a deux semaines, Le Soleil rapportait que des discussions avaient débuté à ce sujet entre les industriels et les fonctionnaires travaillant dans ce secteur. Elles avaient pour but de concevoir une nouvelle génération d'abris d'urgence, en vue de participer à l'effort international d'aide à Haïti, dévasté par un tremblement de terre.
Jeudi matin, le Conseil de l'industrie forestière, le Bureau de promotion des produits forestiers - connu sous l'acronyme Q-WEB, pour Québec Wood Exportation Bureau - et FPInnovations, un centre de recherche privé des industries canadiennes forestières, rencontrent les médias pour dévoiler les grandes lignes de ce qu'ils mettent de l'avant.
Selon nos informations, les plans porteraient sur des édifices pouvant abriter, par exemple, des centres communautaires. Il est question qu'ils puissent être convertis plus tard en logements. Le bois serait évidemment traité pour faire face aux conditions environnementales du pays, y compris la chaleur et l'humidité.
Le matériel expédié dans la Perle des Antilles servirait à construire des bâtiments pouvant abriter plusieurs centaines de personnes. «Petite contribution» québécoise, puisque le séisme du 12 janvier a fait plus d'un million de sans-abri et détruit un grand nombre d'édifices publics, d'après les médias.
D'après nos renseignements, l'industrie prendra soin de souligner qu'il ne s'agit pas d'une opération commerciale. Le bois sera donné; les usines fabriquant les modules le feront au «prix coûtant, sans profit»; le gouvernement sera appelé à financer l'acheminement du matériel et l'assemblage des unités en bois.















