Les témoignages, vibrants et émouvants, ont été nombreux à l'endroit de Mme Carrier, qui travaillait depuis 22 ans pour l'Organisation des Nations unies (ONU) à New York, plus précisément au sein du département des opérations de maintien de la paix. Depuis deux ans, elle travaillait pour le représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU en Haïti. Il s'agissait de sa deuxième mission dans ce pays.
Deux militaires hauts gradés à la retraite, l'ancien général Maurice Baril et l'ex-lieutenant général Armand Roy, ont souligné le professionnalisme de cette femme qui a donné sa vie pour la paix. «Renée avait un très grand sens de l'organisation et faisait preuve d'une diplomatie remarquable. Elle a été d'un grand recours en 1991 lors de la mission de l'ONU au Sahara occidental... Elle a aussi vécu de très près les événements du Rwanda», ont-ils mentionné.
Mme Carrier a fait partie de plusieurs missions diplomatiques. Elle avait notamment passé trois ans en Éthiopie et en Érythrée et trois ans au Maroc. «Elle adorait son boulot et travaillait beaucoup. Le 11 septembre 2001, nous étions tous heureux de la savoir en Afrique... Le 12 janvier, nous avons senti un grand moment de douleur», a raconté une amie, Andrée Chabot.
Bien qu'elle ait mené une grande carrière internationale, Mme Carrier avait conservé des liens très étroits avec ses deux soeurs, Danielle et Andrée, ainsi qu'avec son frère Marc.
Les Carrier ont souligné l'important soutien du personnel de l'ONU, qui a communiqué chaque jour avec la famille à la suite de ces événements. Une lettre de condoléances signée par le Secrétaire général de l'ONU a également été lue devant l'audience. Grande voyageuse, Mme Carrier était domiciliée à New York, près du siège des Nations unies, mais se rendait fréquemment à l'étranger.










