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Séisme en Haïti

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Séisme en Haïti

Un puissant séisme de magnitude 7 a frappé Port-au-Prince, le 12 janvier 2010, plongeant Haïti en plein cauchemar. »

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Jean-François Boutin a retrouvé sa petite famille avec... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Jean-François Boutin a retrouvé sa petite famille avec bonheur, hier, lui qui participait à la mission haïtienne depuis janvier.

Le Soleil, Patrice Laroche

Ian Bussières
Le Soleil

(Québec) C'est avec le sentiment du devoir accompli, mais en sachant très bien qu'il restait encore beaucoup de travail à faire, qu'une centaine de militaires de Valcartier sont revenus dimanche soir de la mission qu'ils menaient en Haïti depuis le mois de janvier.

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Un militaire renoue avec sa famille.

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Une centaine de militaires de Valcartier sont de... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 1.1

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Une centaine de militaires de Valcartier sont de retour de leur mission en Haïti.

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«C'était le chaos au début, mais il y a eu beaucoup d'amélioration durant la période où nous étions là-bas. Le plus difficile, c'est de partir alors qu'il y a encore beaucoup à faire, mais c'est comme ça, il faut que la rotation se fasse!» a déclaré le caporal-chef Sylvio Lozin, lui-même d'origine haïtienne, à son arrivée à l'aéroport Jean-Lesage.

«Pour moi, qui ai quitté Haïti à l'âge de cinq ans, c'était un peu spécial d'y retourner. J'ai encore des proches là-bas, mais comme je suis originaire du nord du pays, pas du secteur qui a été frappé par le tremblement de terre, ils n'ont pas été touchés par le séisme», signale celui qui avouait avoir pris l'habitude de revoir son pays natal dans des circonstances malheureuses. «J'y étais allé en 2004 lors de la rébellion, puis en 2007 pour assister à des funérailles», se rappelle-t-il.

Le caporal Jean-Claude Bégin a pour sa part expliqué que son travail en Haïti consistait essentiellement à assurer la sécurité pour l'aide humanitaire. «C'était valorisant de donner de l'aide aux femmes et aux enfants. C'est différent des missions de combat comme en Afghanistan, où je suis allé deux fois.»

Le militaire avoue qu'il aurait aimé pouvoir en faire plus. «Le plus difficile, c'est quand tu as de la nourriture pour 500 personnes et qu'il y en a 4000 qui attendent», confie-t-il, avouant avoir également été frappé par l'état catastrophique dans lequel était la ville de Léogâne, où 90 % des infrastructures ont été endommagées.

En plus de participer à la distribution de nourriture, les soldats canadiens ont pris part au nettoyage des débris et des canaux, à la sécurité des différentes zones, à la production d'eau potable, à la distribution de soins de santé aux populations éloignées, au creusage de latrines et à la construction dans les camps de personnes déplacées.

Bien mieux qu'à l'arrivée

Pour le caporal Nourredine Chajjadi, dont c'était la première mission humanitaire, son passage de cinq semaines en Haïti aura aussi été très valorisant. «Nous avons construit deux unités d'hôpital, nous avons réparé le port et nous avons produit deux millions de litres d'eau potable.

«On peut dire mission accomplie comparativement à la situation qui prévalait à notre arrivée. Quand nous sommes partis, l'aide commençait à arriver. Les camps qui étaient au départ installés de façon très aléatoire étaient maintenant mieux organisés avec des installations sanitaires», ajoute-t-il.

Le soldat Mathieu Saint-Onge avoue lui aussi que les ressources étaient rares à l'arrivée des militaires en territoire haïtien. «Avec le temps, nous nous sommes rendus compte que le besoin premier n'était plus la nourriture, mais bien les abris en raison de l'approche de la saison des pluies.»

Il ajoute que ses collègues et lui ont reçu un très bon accueil de la part du peuple haïtien. «Les gens étaient extrêmement contents de nous voir. Au départ, quand nous distribuions de la nourriture, ils couraient après nous ou entouraient notre campement pour en avoir mais ça s'est replacé en deux mois. Les besoins de nourriture étaient mieux comblés», conclut-il.

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