«Nous avons contribué à sauver des vies et à réduire les souffrances et nous avons vu la situation évoluer. Cependant, le plan de reconstruction devra se faire à long terme, sur des décennies», a dit hier le commandant du cinquième groupe brigade mécanisé de Valcartier à son retour à Québec en compagnie d'une centaine de soldats.
«Pour vous donner une idée de l'ordre de grandeur, il faudrait 1000 camions de 20 mètres cubes par jour durant 1000 jours pour déplacer tous les débris qui ont été causés par le tremblement de terre», a-t-il illustré. L'autre défi des militaires canadiens était de fournir au peuple haïtien des abris en prévision de la saison des pluies. «Il faut leur donner autre chose que des toiles et des bâches de plastique. Au mois de mai, tous ceux qui ont été déplacés devraient avoir un toit sur la tête», poursuit-il.
Le colonel Lanthier s'est dit très satisfait de l'efficacité de l'intervention canadienne en Haïti. «Nous avons permis à 4600 ressortissants canadiens de rentrer au pays, livré 1,5 millions de litres d'eau, distribué des rations et traité plus de 20 000 patients.»
La langue française, que les militaires québécois partagent avec les Haïtiens, aura été une excellente carte de visite pour les soldats de Valcartier. «Le fait de parler français a permis un contact immédiat et très positif. On sentait une très grande appréciation», a conclu le commandant.













