La Coupe Stanley de Vincent Marquis

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Vancouver 2010
Vancouver 2010

Suivez les espoirs olympiques de la région de Québec aux Jeux de Vancouver, du 12 au 28 février 2010. Notre journaliste Carl Tardif est sur place pour vous faire vivre ces Jeux d'une grande importance pour le Canada et qui font rêver la ville de Québec. »

Carl Tardif
Le Soleil

(Québec) Son chemin sportif le menait directement à Vancouver. «Pour moi, c'était là ou jamais», constate Vincent Marquis, l'un des quatre membres de l'équipe canadienne des bosses qui a réussi à franchir avec succès la difficile et interminable sélection pour les Jeux olympiques.

Vincent Marquis... (Photothèque Le Soleil) - image 1.0

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Vincent Marquis

Photothèque Le Soleil

Peu importe le stress vécu depuis le mois de janvier, le skieur acrobatique de 25 ans se pointe à Cypress Mountain au sommet de sa forme. «Physiquement, je suis à mon top. Tous les ingrédients sont là, il me suffit de bien les mélanger pour que le gâteau lève», illustre l'athlète de Québec.

Pour lui, les Jeux arrivent à point dans sa carrière. Après tout, il était trop jeune pour Turin et il ne se voit pas à Sotchi (Russie) en 2014. «Dans le fond, il faut être bon au bon moment. Il y a toujours un peu d'opportunisme en place. Les Jeux, c'est notre Coupe Stanley», dit celui qui aurait pu aussi parler du Super Bowl puisqu'il a longtemps pratiqué le ballon ovale en plus de connaître du succès sur ses planches.

Si le ski acrobatique a pris le haut du pavé, il n'a jamais regretté ses nombreuses années dans le football scolaire, où il fut quart-arrière avec les Élans du Collège F.-X.-Garneau. Encore aujourd'hui, il dit s'ennuyer du plaisir d'évoluer avec des coéquipiers, de gagner ou de perdre ensemble.

«Je ne pouvais aller plus loin dans le football parce que je n'avais pas le physique de l'emploi. Mon père n'est pas très grand ni très gros, moi aussi. Dans le fond, je ne vois pas un autre sport que le ski où j'aurais pu me rendre aussi loin. Dans les bosses, il n'y a pas de profil pour être bon», expliquait-il lorsque sa sélection fut confirmée.

Il a retrouvé le plaisir de jouer en équipe à deux reprises, l'an passé, lorsque les bosseurs québécois ont occupé tout le podium en Coupe du monde.

«Les triplés sont venus rechercher les feelings du sport d'équipe. Nous avons beaucoup de plaisir ensemble, mais ça reste un sport individuel. Quand Alex [Bilodeau] gagne, je suis content pour lui, mais ça veut aussi dire que j'ai perdu. D'un autre côté, je me plante, c'est uniquement de ma faute et non pas celle d'un autre», précise celui qui plongera ensuite dans ses études en physiothérapie.

À Vancouver, il n'y aura pas de stratégie comme dans le processus de sélection, où les skieurs devaient prévoir la course suivante. Ainsi, Vincent Marquis ne se posera pas de question lorsqu'il se retrouvera dans le portillon de départ. «Il n'y aura pas de lendemain. Je vais me dire : envoye en bas! Mon but sera de faire la descente de ma vie, les juges décideront ce que ça vaut. On pratique un sport où il est difficile de faire des prédictions, mais si je ne fais pas d'erreur et si je ne donne pas de déduction aux juges, mes chances sont aussi bonnes que les autres.»

Un seul but

Bien sûr, les regards seront tournés vers Bilodeau et quelques autres gros canons du circuit, dont Marquis fait partie. «Il est vrai qu'elle [la pression] est probablement plus forte sur Alex que sur moi parce qu'elle suit ton passé. Peu importe, on va tous avoir le même but, soit de gagner. Quand tu as l'occasion d'aller aux Jeux olympiques et qu'ils se déroulent dans ton pays, c'est normal de viser la victoire», dit celui dont le jeune frère, Philippe, l'accompagnera en qualité de substitut de l'équipe et ouvreur de piste.

«Dans quatre ans, c'est avec lui que tu feras ton entrevue», lui rendait hommage l'aîné de la famille.

À savoir

vincent marquis

25 ans

Québec

Ski acrobatique

Bosses (14 février)

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